lundi 25 mars 2013

freedom


 Freedom de  Jonathan  Franzen    ou le récit  étiré en  longueur  de  la vie  de monsieur et madame  "USA  génération années 1960" et de leurs enfants ; de leurs parents aussi  , en sous couche   à lire  sous le papier peint  d'une  vie  globalement rose  à grosses fleurs .
  Cette "chronique d’une famille américaine sur trois décennies, Freedom ne tarda pas, dès sa parution américaine, à transgresser le simple événement littéraire pour devenir un mini-phénomène de société." est , pour ceux  à qui le livre a vraiment plu ,  un succès .
  http://www.culture-cafe.fr/site/?p=2190 


 J'y ai trouvé  la description  d'un  monde qui m'est inconnu  dans le réel, celui  des Etats Unis d'Amérique  sur une cinquantaine d'années  dans l'univers  des  personnes  WASP  ou peu s'en faut .
 Il y a  bien un musicien  et ses  vagues à l'âme , son blues  à exister  en  ne  produisant  que des disques   voués à rester   loin du top 100  et  qui  en commet  un  qui fait son succès  temporaire .
 S'y trouvent aussi l'usage de stupéfiants , le sport comme un moyen d'intégrer une université , les politiciens  utilisant les idéaux  du fort en thème  pour faire du business en surfant sur la vague écologie ,  républicains et démocrates  , la guerre en Irak vue à travers ses effets"bénéfices économiques " , la mère de famille  qui use de l'alcool  pour  mieux  ne pas  changer  de comportement  et qui se torture  pour un désir de pseudo adultère (elle  ne vit pas avec  le  cocu envisagé  au moment où elle a eu "le feu au  cul" dans sa jeunesse ) , adultère  qui  n'aura lieu  que  bien plus tard  dans le cours de ce long  bouquin et  qui  ne sera qu'un intermède avant de regagner le foyer  conjugal .
 Un gamin  qui découche   pour mieux  coucher  avec sa "julie"  et  finira par se ranger  sur   la voie sécurisée  après avoir  pris plusieurs déviations .
 Je me serai volontiers passée des descriptions  de  ses  masturbations  pas franchement ragoutantes  à lire  et sans doute plus efficaces  pour   prôner la chasteté  totale  que les promesses de rendre sourd  qui était  utilisées  en dissuasif des jeunes  corps sains d'esprits à l'époque de ma jeunesse .
 Pas  de noirs ,  d'émigrés  clandestins , de clochards , de personnages  dépendant  du  Medicare ...  des USA  globalement propres sur eux  même  si  est évoqué un frère ayant fait de la prison et ses divorces successifs , un père alcoolique , une soeur  cabotine  ,très intermittente dans le monde du spectacle  Celle ci    n'est même pas  à évoquer  puisqu'elle  fini en femme  de théâtre  à succès en venant en Europe .
 Pour faire   moins "sous  vide " , moins aseptisé   il y a , c'est vrai , le frère converti au  judaïsme  de stricte application  et vivant  avec  sa  babouchka et   leur progéniture (pas de contraception  , oh    Yavhé ) en communauté  après avoir transformé   la maison de maîtres du  patrimoine familial  en  zone  d'essais agricoles .
 Où  est la liberté là dedans  ?  le souffle  des westerns et de la conquête  de l'ouest , les espaces  vierges , le "peace and  love "  des années 70 ?
 Sous tout le reste sans doute  et cela  fait un gros  tas de gravats conventionnels  à déblayer .

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 Quelques semaines et une discussion plus tard  avec une amie qui a trouvé "dur " mon  commentaire .
 Je ne le renie pas  pour autant  mais  peut être  ne  faut il  voir ce livre que   comme  la description d'une  bulle  n'incluant  qu'un  nombre réduit  de personnages  d'un échantillon  restreint de  la population .
 La guerre  en Irak  et des magouilles organisées  autour , la  guerre  comme un  moyen de faire de l'argent , l'écologie  et la naïveté d'un homme  qui  voudrait vivre ses idéaux  et se retrouve  coincé  dans les manoeuvres  de politiciens   qui  utilisent  son rêve comme alibi .... oui  ,  certains aspects   de ce qu'est et a été  l'Amérique des années 60 à presque  nos  jours  sont évoqués (l'auteur  évite  la guerre en Afghanistan et personne  n'est allé  au Viet Nam )  à travers le récit  de la vie   des principaux  protagonistes .
Les destructions massives  de zones montagneuses  et de leurs écosystèmes  sont abordés  en concomitance  et monsieur   fini par coucher avec son assistante  (adepte de  zéro bébés ) qui , il faut  bien  punir  le péché ,  s'envole  dans  un accident de voiture .
 L'occasion pour lui de lui élever  , non  un mausolée , mais un parc  destiné  à la protection de se oiseaux   chéris  : de l'écologie sous  barbelés !

 Si  j'en reste  à la bulle  bien  close  c'est  à prendre  comme  une  longue description  des états d'âmes  et de leurs conséquences  au  jour le  jour   de quelques  américains en croisant d'autres , avec leurs préjugés  et leurs principes éducatifs mis en déroute , les  mots d'ordres   gérant leur vie  placés pour un moment entre parenthèse et   qui finissent par rejoindre  l'avenue  tracée   bien droite
 Ils  n'ont pas parcouru  un long  fleuve tranquille  mais peu s'en faut  ... j'aurais aimé  une ouverture  sur  le monde dans lequel ils sont posés  , je suis restée sur ma  faim .

 Un oiseau que nul n'emprisonne
Que nul n'emprisonne
Liberté
Libertad
Freedom    
   

Anne Vanderlove

Là  c'est une liberté sous cloche .

"Autant en emporte  le vent  " est  une peinture  moins restreinte  de l'époque  concernée  et au moins il y a  Rett Butler  et Scarlett O'Hara   pour y mettre  du mouvement  et de la passion  alors que là   les descriptions des étas des organes  au dessous de la ceinture  en tumescence et détumescence  occupe  des pages  n'apportant  rien  au récit ... sauf  à le faire  venddre peut  être

Quelques  commentaires  via G+

Je ne l'ai pas lu à cause des tonnes de commentaires mitigés à son encontre et des divers résumés du contenu pas super attrayants... Et pourtant j'adore les pavés anglophones. Peut-être un jour quand je n'aurai rien d'autre à lire...Je ne l'ai pas lu à cause des tonnes de commentaires mitigés à son encontre et des divers résumés du contenu pas super attrayants... Et pourtant j'adore les pavés anglophones. Peut-être un jour quand je n'aurai rien d'autre à lire...   GF 
J'ai eu du mal à entrer dans le roman... la mise en place est longue, mais doucement, sans qu'on n'y fasse attention, on s'attache aux personnages, aux turpitudes de leurs vies, à leurs regrets...
Enfin j'ai bien aimé le parti pris de raconter chaque partie de l'histoire par le prisme du regard d'un personnage différent...
Un livre un peu difficile d'accès, mais qui m'a laissé un bon souvenir ! VA

genevieve ghiselli13:19    ma réponse
 j'ai  mis longtemps moi aussi  à m'accrocher  mais  j'ai été  jusqu'au bout  malgré les moments  où  je posais le livre  car le mécanisme de l'histoire  est  lent
 Que chacun des personnages principaux  donne sa version des mêmes faits  montre  bien  que  si nous semblons parler de la même chose  il n'en est pas toujours ainsi
 C'est le côté stéréotype vivant dans son univers  restreint  comme s'ils étaient   bloqués dans une trajectoire  (avec quelques déviations ) isolée par un mur opaque avec quelques claires- voies  sur ceux qui sont  en  lien direct  avec leurs actes .
 Je suis restée sur ma faim ... peut être par ce que  je me voyais partie  à la découverte de l'Amérique  et que n'était livré à mes yeux qu'un espace restreint