dimanche 13 mars 2016

cinéma septembre 2015-mars 2016

 En cette fin février 2016 la cérémonie des Césars a récompensé  Marguerite  -  ce qui était , je pense , prévisible - à travers Catherine Frot  pour son rôle  de passionnée de chant cherchant  à être  appréciée , aimée , encouragée dans son délire par  un majordome  qui  m'est d'abord apparu sympathique pour le cocon protecteur qu'il lui faisait  et qui s'est avéré inquiétant au fil du film .


Mustang  ** a également  été mis à l'honneur ; ce film là  m'a plu bien plus que  le premier . Moins exotique à mes yeux que l'histoire de Marguerite   y sont évoquées les questions du fondamentalisme musulman  qui a - selon ce que j'ai pu entendre , voir , lire - contaminé la Turquie de Erdogan , bien loin  des préceptes de Mustafa Kemal ( qui a donné le droit de vote aux femmes bien avant la France pourtant pays des Lumières ;il faut bien le dire cependant  ,ces penseurs des Lumières  n'étaient pas  tous , loin de là , en faveur de  l'acquisition de leur autonomie ni même de leur éducation *) et de ses conséquences .




 























 Fatima  a,lui,  raflé  la mise en étant primé sous plusieurs rubriques .L'histoire de cette femme d'origine maghrébine face à ses filles qui évoluent   en France l'une en visant une réussite académique  en faculté de médecine , l'autre en s'opposant à l'autorité de sa mère et au système scolaire  (Elle transige avec son père , remarié ,coulant dans les actes peut être par facilité face à cette gamine qu'il n'élève pas ; il a par contre -au moins en paroles - davantage d'exigences avec  l'aînée)   est inspiré de Prière à la Lune . On y voit Fatima , en banlieue parisienne dans le livre , vivre dans la région lyonnaise  entre travaux de ménage qu'elle cumule pour offrir à ses filles la possibilité d'une vie autre que celle qui est la sienne et écriture -en arabe -, moyen qu'elle a trouvé pour communiquer avec elles , formuler  ses émotions qu'elle peine à exprimer en français ,langue de ses enfants .



 Cette remise des prix qu'est la cérémonie des Césars  m'est l'occasion  d'évoquer d'autres films vus cette année  qui m'ont plu  . La vie en grand  , Je suis à vous toute suite  ou Much Loved  valent , à mes yeux ,  davantage le détour que Everest ou Seul sur Mars qui ont pourtant remplis les salles de cinéma .
Le pont aux espions  a  aussi été l'occasion  d'un  bon moment de cinéma ; à la fin de ce film  je suis restée sur des hypothèses et l'espoir , ténu , que le russe s'en sorte ( un texte a levé le suspens) . Ce n'est rien de comparable  avec  l'envie que la projection  ne s'arrête pas là  que j'ai éprouvée  quand les images se sont interrompues pour La terra dei santi*** présenté lors de la quinzaine du cinéma italien .

 J'y ai vu  également  Noi e la giulia  et Latin lover qu'il fallait à mon avis ne pas rater .



 Le nouveau stagiaire  par contre  ne  méritait pas les 10 minutes pour aller et me garer.Robert de Niro n'a pas empêché que je regarde ma montre ; c'est convenu et  insipide .Et le fait de le regarder après L'étudiante guère moins dégoulinant de bons sentiments et sans surprise n'a sans doute rien arrangé.

  Vu au cours du dernier trimestre 2015  Maryland  **** est ... je ne sais comment le qualifier entre drame (celui d'un soldat atteint du syndrome afghan ) et thriller .


Contrairement aux deux films précédents (encore que...  Robert de Niro à regarder pendant 1h30 n'est pas désagréable  même si  le scénario est désolant d'américanité bien pensante ) celui ci , bien que m'ayant pas autant convaincue  que Mustang , Much Loved ou Terra dei Santi   ni amusée comme Noi e la Giulia, était à voir .


En ce moment The revenant fait la une des salles de projections  ; la plus jeune de mes filles voulait vraiment  le voir et en est revenue enchantée tandis qu'un de mes garçons a trouvé que Di Caprio ne méritait pas son Oscar  pour ce film où il ne fait que grogner et qu'on lui a peut être donné à la faveur de ses précédentes prestations .Moi  il ne me tente pas , pas plus que ne m'ont tentés les 8 mercenaires , et il est certain que  je ne me mettrai pas en mesure de les départager .


* cf Jean-Jacques Rousseau, dans Émile ou de l'éducation : « Ainsi toute l'éducation des femmes doit être relative aux hommes. Leur plaire, leur être utiles, se faire aimer et honorer d'eux, les élever jeunes, les soigner grands, les conseiller, les consoler, leur rendre la vie agréable et douce, voilà les devoirs des femmes dans tous les temps et ce qu'on doit leur apprendre dès leur enfance. »https://fr.wikipedia.org/wiki/Condition_f%C3%A9minine_au_si%C3%A8cle_des_Lumi%C3%A8res

** http://lioumness-magazine.com/mustang-la-film-lumineux-et-bouleversant-de-deniz-gamze-erguven/

***  http://www.slate.fr/story/88043/femmes-mafieux-repentis-ndrangheta

 http://www.lejdd.fr/International/Europe/Portrait-d-Elisabetta-Tripodi-la-maire-qui-combat-la-mafia-640454

****http://fr.euronews.com/2016/03/21/maryland-poursuit-sa-carriere-internationale/

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