vendredi 4 août 2017

lectures en vrac






Enthousiasmée par Vongozéro j'ai - subito - plongé dans le lac . Il aurait mieux valu faire ces lectures de façon anti-chronologique pour garder un intérêt crescendo , de celui qui fait tourner les pages sans voir tourner les aiguilles du réveil . Plus d'introspection dans le second , un rythme d'actions moins soutenu : la route est finie , il faut vivre à Vongozero
 Et  dans la taïga le temps  est plus lent ,  les  personnages ne sont plus dans l'urgence  , la trépidence . Je ne me suis pas essoufflée  , j'ai mené ma lecture à son terme  mais sans l'impatience  de savoir la suite qui a marqué  ma lecture de Vongozero


 J'étais déjà allé faire un tour au septentrion  avec  Hanna et ses filles  de M Fredriksson puis j'étais repartie vers le sud , l'Algérie  , avec  2 romans de Malika Mokkedem : l'interdite
et des rêves et des assassins
J'ai eu un peu de mal à entrer dans le premier roman puis je me suis laissés happer par l'histoire d'Hanna racontée par sa petite-fille Johanna , celle de la mère de celle ci Anna et celle de Johanna ; celle d'Hanna surtout et par le thème de la femme , de ses libertés de penser et d'agir dans les contraintes de la société qui évolue et de ses relations familiales .
"L'interdite" a été d'un abord difficile dans les tous premiers chapitres puis j'ai eu envie de savoir l'histoire de cette femme , histoire qui se tisse en filigrane du récit .
"Des rêves et des assassins " ... je ne l'ai lâché qu'après avoir tourné la dernière page . L'Algérie au début des années de plomb et la quête de la mère , le récit d'une solitude affective et de la suite d'un amour rompu par souci des convenances . Les pages se sont enchaînées et m'ont enchaînées au récit , très bien écrit de surcroît . 

 J'y ai retrouvé  le personnage d'Alilou  à peine évoqué dans" l'interdite " et qui a pris là de la consistance  , celle d'un  gamin  curieux  , ouvert ( relooké  du côté de La Paillade ( à Montpellier )  et rêveur  d'un monde  débarrassé  des injonctions  des hommes convertis au salafisme  et qui veulent  les imposer aux femmes  pour s'imposer  , avoir du  pouvoir  dans un pays  en refus  de la modernité des idées  puisque celle ci  donne de l'autonomie  à la gens féminine  , autonomie  et liberté d'être  revendiquées par les personnages  sans se couper de leurs racines .
 Impossible pour les personnages principaux de ces romans , il leur faut partir . Rester entre les conventions  des islamistes  et   celles des  traditions   leur serait fatal .





Du Nord au Sud les textes se sont entrecroisés : poids des conventions , aspiration à conduire sa vie sont évoqués par ses textes et ces femmes ont des vécus et des ressentis comparables quelques soient les latitudes .


 Juste au début de  l'été   ou à peine plus tôt    la conjuration des imbéciles de J K Toole acheté sur un mot , un conseil de lecture en passant devant le rayon ( l'amie en question en avait entendu parlé ) m'a occupée quelques jours .
 Entre Rabelais et Ubu , un personnage et toute sa galerie de rencontres nous font passer du (bon) temps dans une Nouvelle Orléans imagée , imaginée un peu peut être aussi . J'ai failli le poser au bout de 20 pages , ayant du mal avec l'écriture très orale mais comment aurais je su ce qui arrivait à Ignatius ? et l'envie de connaître la suite m'a menée à la fin nonobstant le langage parlé qui ma décontenancée au début et qui plus qu'un artéfact s'est avéré être un élément indissociable du récit ( ps : la couverture m'a beaucoup plu aussi )




 Une autre lecture  que je conseillerais volontiers si on me le demandait :
Le livre des Baltimore.


 
  Je n'ai pas pu le poser avant d'avoir la fin . Chaque page ou presque relance l'envie d'en savoir plus sur cette affaire et des pistes sont lancées pour attiser l'intérêt .
Une histoire de ressentis , de liens familiaux et de l'idée qu'on s'en fait , une histoire d'amour aussi
non , des histoires d'amour et de tensions entre les protagonistes , de jalousie et de désir d'être l'élu
Très bien menée , la preuve je n'ai pu dormir qu'après la dernière ligne !

 Dans les ouvrages qui à mon goût valent le détour   je citerai Dôme
Ne connaissant que très peu les ouvrages de S King et n'ayant pas accroché à Shining( ce qui m'a fait reculer à l'idée  de lire cet auteur  alors que Marche ou crève , Running man m'avaient emballée plus encore que
22/11/63 ) la lecture de commentaires élogieux  m'a  décidé à y revenir  et  je n'ai pas regretté .
L'aspect fantastique ( je ne suis pas sûre que cesoit le bon mot) de la cause du Dôme ne m'a pas convaincue mais le récit de la vie sous le Dôme avec sa dérive , la peinture de la situation et des personnages trop près de la réalité pour être caricaturaux j'ai trouvé ça génial
  Je n'aurai pas regretté   de ne pas l'avoir lu si  je n'en avais entendu parler  mais cela aurait été regrettable .


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