P.D. James a écrit Une mort esthétique , roman où l'aspect l'enquête policière est , comme dans les autres livres où elle met en scène les personnages de l'unité spéciale de Dalgliesh, emmêlée à d'autres situations : les acteurs de l'histoire ont une vie qui ne se limite pas aux embrouilles criminelles .
j'y ai trouvé des portraits brefs , plein d'acuité
"c'est la veuve d'un prêtre de l'église anglicane et elle a la tête de l'emploi ;c'est un peu comme si une conscience publique ambulante hantait les lieux pour vous rappeler vos pêchés " , des descriptions de lieux qui participent à la description de la personne qui intervient dans le cours de l'histoire
"..ses portes fenêtres donnaient sur un petit jardin .[...]Des jouets étaient éparpillés dans l'herbe .La pièce sentait les livres avec , pensa t'elle , un soupçon d'encens .Elle remarqua un bureau encombré , une table chargée de piles de livres et de revues adossées contre le mur , un appareil à gaz moderne , dont une seule rampe était allumée , [....] Deux fauteuils un peu défoncés étaient disposés devant la cheminée .
"une fenêtre à meneaux donnait sur un patio pavé juste asez grand pour accueillir un arbre à demi dépouillé dans un immense pot de [...] il constata qu'elle avait veillé à ce que la hauteur des livres corresponde le plus précisément possibleà celle des étagères .Le bureau d'acajou , situé à gauche de la bibliothèque , avait l'air édouardien .Il était pratique plus que décoratif , avec des tiroirs de chaque côté [...] il remarqua un canapé confortable avec des coussins , un fauteuil rembourré en face de la télévision prolongé par un petit repose pied et , à droite de la cheminée victorienne, un fauteuil à haut dossier .La chaîne stéréo était moderne mais discrète "
On a là indubitablement deux personnes différentes dont l'intérieur participe à évoquer la personnalité .
L'enquête nous promène dans des histoires et des milieux divers ; c'est le support d'une visite d'îlots de la societé anglaise. Trouver le criminel et son mobile n'est cependant jamais perdu de vue .
Comme une tombe de Peter James est d'une facture totallement différente . Un "polar" avec une enquête à rebondissements , une ambiance sans les subtilités de l'ouvrage évoqué ci dessus
De page en page l'envie de savoir la suite , de découvrir qui mène la danse et pourquoi est entretenue . Etiqueté "Thriller " comme la forêt des ombres il n'en a pas le côté glauque , le rouge et le noir du sanguinolent et de la perversité .
D'un suspens plutôt bon enfant je suis passée au morbide en l(espace de quelques dizaines de pages en entrant dans le monde décrit par Franck Thilliez.Son voyage n'est décidément pas mon trip
.v
mardi 25 juin 2013
rayon jeunesse
J'ai profité de mon immobilisation pour envoyer ma fille aînée chercher de la lecture à la médiathèque JJ Rousseau ; comment voudriez vous qu'elle s'appelle autrement dans notre bonne ville de Chambéry où le genevois séjourna longuement aux Charmettes où il bénéficia des largesses de Mme de Warrens ?
Le choix aurait pu être autre ; la preuve en est faite par l'annexe de la médiathèque sise à Chambéry le haut (ZUP et ZSP ) qui s'appelle "Georges Brassens " mais les textes du parolier sétois
Et le peu qui viendrad'eux à vous
C'est leur fiente
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux
ne saurait convenir au coeur de la ville , aux pieds du château .
Libre de son choix elle m'apporta 3 romans policiers tirés des rayons jeunesse .
Le crime parfait de Franck Cottrell Boyce est riche en poésie sous le récit d'un petit garçon qui avec ses proches est plein d'idées pour sauver son cadre de vie des conséquences de l'exode vers la grande ville de Londres et ses promesses de travail mieux rémunéré.
Une histoire qui joue des décalages entre générations et centres d'intérêts , qui met en valeurs les astuces et le système D au quotidien
Une peinture de personnages qui oscille entre sourire moqueur et tendresse .
Carton noir publié par Stéphane Daniel est très loin de la fraîcheur de l'ouvrage précédent .
Il ne se joue pas sur le même terrain; on a là les ingrédients d'un roman policier pour adultes , un roman noir
"Roman policier donnant une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/roman-noir/)
Rendez - vous avec monsieur X de Marie Aude Murail est une enquête bien menée avec ce qu'il faut comme suspense pour tenir l'attention du lecteur .
Une histoire qui n'a pu que plaire au prof de Sciences Nat. que je suis encore dans l'âme , avec ce qu'il faut d'aspect didactique (explication du vocabulaire scientifique en bas de page ) et problématique posée sur les dérives possibles du clonage et des techniques de procréation médicalement assistée .
Du même rayon ma minette jolie m'apporta aussi Nul ne connaît la fin écrit par Ragnhild N Grodal une enquête qui sert de support pour présenter l'histoire et divers courants de la psychanalyse à travers l'histoire d'une jeune fille dans les questionnements et les mal être de l'adolescence .
Runes , légendes et leur symbolisme y ont aussi leur place .
Nb : Ce qui est relaté quand au contexte familal est à mettre en relation avec ce que Alice Miller nomme "pédagogie noire " adaptée à notre époque
Une découverte que ce type de publication qui mêle intrigue et exposé de connaissances .Ceci requière , je pense , d'être au loins d'âge lycée pour pouvoir s'y interesser mais en tant que cinquantenaire j'y ai trouvé une mine d'informations .
A garder en mémoire et/ou sous le coude .
Le choix aurait pu être autre ; la preuve en est faite par l'annexe de la médiathèque sise à Chambéry le haut (ZUP et ZSP ) qui s'appelle "Georges Brassens " mais les textes du parolier sétois
Et le peu qui viendrad'eux à vous
C'est leur fiente
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux
ne saurait convenir au coeur de la ville , aux pieds du château .
Libre de son choix elle m'apporta 3 romans policiers tirés des rayons jeunesse .
Le crime parfait de Franck Cottrell Boyce est riche en poésie sous le récit d'un petit garçon qui avec ses proches est plein d'idées pour sauver son cadre de vie des conséquences de l'exode vers la grande ville de Londres et ses promesses de travail mieux rémunéré.
Une histoire qui joue des décalages entre générations et centres d'intérêts , qui met en valeurs les astuces et le système D au quotidien
Une peinture de personnages qui oscille entre sourire moqueur et tendresse .
Carton noir publié par Stéphane Daniel est très loin de la fraîcheur de l'ouvrage précédent .
Il ne se joue pas sur le même terrain; on a là les ingrédients d'un roman policier pour adultes , un roman noir
"Roman policier donnant une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/roman-noir/)
Rendez - vous avec monsieur X de Marie Aude Murail est une enquête bien menée avec ce qu'il faut comme suspense pour tenir l'attention du lecteur .
Une histoire qui n'a pu que plaire au prof de Sciences Nat. que je suis encore dans l'âme , avec ce qu'il faut d'aspect didactique (explication du vocabulaire scientifique en bas de page ) et problématique posée sur les dérives possibles du clonage et des techniques de procréation médicalement assistée .
Du même rayon ma minette jolie m'apporta aussi Nul ne connaît la fin écrit par Ragnhild N Grodal une enquête qui sert de support pour présenter l'histoire et divers courants de la psychanalyse à travers l'histoire d'une jeune fille dans les questionnements et les mal être de l'adolescence .
Runes , légendes et leur symbolisme y ont aussi leur place .
Nb : Ce qui est relaté quand au contexte familal est à mettre en relation avec ce que Alice Miller nomme "pédagogie noire " adaptée à notre époque
Une découverte que ce type de publication qui mêle intrigue et exposé de connaissances .Ceci requière , je pense , d'être au loins d'âge lycée pour pouvoir s'y interesser mais en tant que cinquantenaire j'y ai trouvé une mine d'informations .
A garder en mémoire et/ou sous le coude .
mercredi 10 avril 2013
amore mio
En musique et en images l'Italie notre voisine de l'autre côté des Alpes
vaut bien un détour par le biais de quelques livres .
Romans policiers pour commencer ; il faut bien faire un choix .
Le dernier de ceux que j'ai lu venant de la botte est Jaune Caravage de
Gilda Piersanti
Des descriptions pour une visite de Rome à vous donner l'envie de partir subito,
les souvenirs d'un vieil homme qui raconte bien "Il revoyait les gros câbles tendus au dessus du Tibre , là bas , entre les piles du pont Marconi alors encore en construction . Il s'y était retrouvé accroché avec 5 ou 6 pischelletti, suspendus comme lui dans le vide , en train de passer le fleuve . Il ne savait même pas nager (...)Si sa mère l'avait su ! Sa pauvre mère qui s'en allait repasser tous les après midi chez les dames des gerarchi , installés dans les luxueux immeubles de la piazza dell'Emporio, à Testaccio."
"Il n'avait rien contre la modernité , il fallait bien être de son temps , mais qu'on ne vienne pas le gonfler avec le vrai peuple romain , lui qui en était issu tout entier , jusque dans son profil tranché qui le faisait ressembler à ce buste de sénateur exposé dans l'ancienne centrale électrique Montemartini , devenue musée elle aussi . Il avait disparu depuis belle lurette , le vrai peuple du quartier , celui des gens comme lui [....] "
des meurtres (c'est un roman policier ) , une enquête tortueuse , des immigrés russes , une Vespa , la mafia russe , une fille légère et une trop sérieuse , drogue , homosexualité , exhibition photographique, adultère et parfum d'inceste , coucheries ... tous les éléments pour attirer un public à l'affût de modernité dans le monde des romans policiers (loin , bien loin , des commissaires à la Maigret ) ou pour l'emberlificoter dans les méandres de l'intrigue .
Il se lit bien mais sans cette envie d'avancer dans l'histoire qui me fait parfois aller jusqu'à la dernière page d'une traite .
Pour moi le suivi de certains personnages a pris le pas sur l'intrigue et l'ambiance de la ville mêlée à son histoire d'il y a 70 ans a aussi été un intérêt non négligeable .
Pas de quoi en faire tout un fromage cependant de cette série intitulée "les saisons meurtrières " dont la critique , en quatrième de couverture , évoque l' écriture précise (...) qui contourne le sordide avec élégance selon le journal Les Echos
http://www.eurocles.com/data/peinture/@selection3//caravage%20-%20Basket%20of%20Fruit.%201597.%20Oil%20on%20canvas.%2031%20x%2047%20cm.%20Biblioteca%20Ambrosiana,%20Milan,%20Italy.jpg
lundi 25 février 2013
du départ d'un loupiot en Australie à l'expression de bien d'autres idées
Good bye London City ; le "petit Loup "de Covent Garden s'en est allé voir du pays .
Checked in, bag dropped.
Boarding a A380 for Melbourne.
Happy new year everybody...for sunny
Melbourne.
(photos et video de Melbourne - Luc Lachaud )
A Chambéry pendant ce temps là
"good time in melbourne by night à ce que je vois

Luc Lachaud
Checked in, bag dropped.
Ready
to go. — at Terminal
4 London Heathrow Airport (LHR). (Chambery +/- 20h 27/12/12)
Luc Lachaud
Live — at Incheon International Airport.
Luc Lachaud
Boarding a A380 for Melbourne.
Here comes the
beach and the summer...
;)
Luc Lachaud
via mobile
20h ago (maintenant Chambéry 19h30 le 29/12/12)
Finally arrived — at Melbourne
Airport.
Luc Lachaud updated his current city to Melbourne, Victoria, Australia.
Luc Lachaud
Thanks everybody.
Melbourne is amazing. It's so nice; river, ocean sun...
Just fantastic. I'll put pictures later.
Melbourne is amazing. It's so nice; river, ocean sun...
Just fantastic. I'll put pictures later.
Luc Lachaud in Melbourne, Victoria 5h ago (12h30 à Chambéry )
Happy new year everybody...for sunny
Melbourne.
It's so weird to be on the beach at this time of
the year.
Over 30 degrees by the ocean... ;
http://external.ak.fbcdn.net/safe_image.php?d=AQAMOhMMHOi8T-_d&url=http%3A%2F%2Fvthumb.ak.fbcdn.net%2Fhvthumb-ak-prn1%2Fs403x403%2F632217_10200123931353713_10200123928513642_28379_491_b.jpg&jq=100
(photos et video de Melbourne - Luc Lachaud )
A Chambéry pendant ce temps là
aller , bouge ! tu consommes toute l'eau chaude du cumulus
laisses en aux kangourou
tu réponds où je vais être désagréable !
oui , je sais .... agréable tu n'as pas vu souvent surtout quand tu joues au débile en ne répondant pas
tu sais que tu m'agaces là !
pire même
par ce qu'à ce
jeu là si je bouge tu m'as sur le dos jusqu'à ce que je
trouve de quoi me payer un billet de retour
et pas la peine de proposer de me l'offrir
l'aller je veux bien , par contre
déconnecter pdt que je rouspetais sur le tchat ; tu es vraiment un p'tit c.."
J'aimerais bien crier "j'arrive " [pas comme le chante Brel , mon tour viendra mais j'ai encore de beaux moments à vivre ... je l'espère )
mais je sais que même les "p'tits loup"s déploient leurs ailes et s'envolent .
Je sais aussi que les kilomètres ne sont pas la plus grande distance .
Peut être vais- je vous sembler présomptueuse mais il me semble que je vieillis moins que ce que grandis avec mes enfants .
"et dès qu'elle avait eu l'espoir [...] elle avait du continuer à vivre [...]Une puissante force vitale , presque irrationnelle [...]C'était une soif inextinguible et le pressentiment du désespoir .
Voilà ce que vivre signifie [...]L'espoir est le combustible que les hommes brûlent pour pouvoir vivre . Impossible de vivre sans espoir .Mais c'est comme une pièce qu'on lance en l'air . Pile? face ? on le saura quand elle sera retombée , pas avant "
1Q84 Haruki Murakami une formule développée d'un vieux proverbe , l'espoir moteur de l'action .
Aujourd'hui Stéphane Hessel est mort après avoir appelé à l'espérance , espoir qui a permis aux républicains espagnols et aux hommes des brigades internationales décrits par Malraux de continuer à appeler contre le fascisme après la chute de Teruel
Stephane Hessel a qui j'associerai volontiers l'épithaphe suivante
Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.
*http://www.dailymotion.com/video/xls0xt_l-appel-de-l-esperance-par-stephane-hessel-et-edgar-morin_news#.US34hhyaDME
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/08/stephane-hessel-la-veritable-creation-est-impertinente_1546445_3232.html
http://www.dailymotion.com/video/xjvt5k_stephane-hessel-mes-coups-de-gueule-et-mes-espoirs-israel-sarkozy-la-libye-aubry_news#.US394ByaDME
J'aimerais bien crier "j'arrive " [pas comme le chante Brel , mon tour viendra mais j'ai encore de beaux moments à vivre ... je l'espère )
mais je sais que même les "p'tits loup"s déploient leurs ailes et s'envolent .
Je sais aussi que les kilomètres ne sont pas la plus grande distance .
Peut être vais- je vous sembler présomptueuse mais il me semble que je vieillis moins que ce que grandis avec mes enfants .
"et dès qu'elle avait eu l'espoir [...] elle avait du continuer à vivre [...]Une puissante force vitale , presque irrationnelle [...]C'était une soif inextinguible et le pressentiment du désespoir .
Voilà ce que vivre signifie [...]L'espoir est le combustible que les hommes brûlent pour pouvoir vivre . Impossible de vivre sans espoir .Mais c'est comme une pièce qu'on lance en l'air . Pile? face ? on le saura quand elle sera retombée , pas avant "
1Q84 Haruki Murakami une formule développée d'un vieux proverbe , l'espoir moteur de l'action .
Aujourd'hui Stéphane Hessel est mort après avoir appelé à l'espérance , espoir qui a permis aux républicains espagnols et aux hommes des brigades internationales décrits par Malraux de continuer à appeler contre le fascisme après la chute de Teruel
Stephane Hessel a qui j'associerai volontiers l'épithaphe suivante
Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.
André Malraux ; la condition humaine
*http://www.dailymotion.com/video/xls0xt_l-appel-de-l-esperance-par-stephane-hessel-et-edgar-morin_news#.US34hhyaDME
http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/07/08/stephane-hessel-la-veritable-creation-est-impertinente_1546445_3232.html
http://www.dailymotion.com/video/xjvt5k_stephane-hessel-mes-coups-de-gueule-et-mes-espoirs-israel-sarkozy-la-libye-aubry_news#.US394ByaDME
samedi 23 février 2013
les mots du jour
Samedi .
Jour d'aéroport.
Il parait que je suis infernale .... et encore aujourd'hui ce n'est rien , je suis barbouillée et j'ai pris par la zone industrielle au lieu de descendre droit sur le lac du Bourget à la perpendiculaire de la route de Drumettaz .
Je n'ai donc eu le point de vue sur l'aéroport qu'au tout dernier moment .
Dans la ligne droite , la dernière ligne droite arrêt sur image , arrêt sur la chaussée aussi ;
une merveille ; l'arrière de la carlingue peint en noir avec des étoiles et une superbe sphère orangée .
Là l'espace de quelques minutes je m'en fiche des batteries foireuses du Dream liner qui couler et ont stoppé la bête comme l'eye liner que la gourde de service s'est étalée sur les cils avant d'aller draguer à la piscine sans même penser à le prendre water proof
(Oh cré vin dieu .... il est beau le bestiau ! ma fille râle qu'avec moi pas la peine de commencer la conduite accompagnée....)
Un coup sur l'accélérateur , (merde , y'en a un qui déboîtait pour doubler , je suis passé devant au débotté ... des fois qu'il range son char en m'empêchant de regarder ... l'avion pas la route )
Un coup de volant à droite , frein , frein à main , pas d'appareil photos . Saïd débarque ; Blandine se pose devant ; à gauche toute ; à droite et ..... merde : une barrière avec un agent de sécurité .
Agitation à la place du mort
" la barrière " !(quoi , la barrière ! je l'ai vue ... même que je turbine sec pour essayer au culot de montrer ma carte H handicapé pour passer au plus prêt du grillage et faire une photo )
Demi tour ; Villarcher ; route du Bourget ;
La place du mort se plaint des virages ; qu'est qu'elle croit ? que la DDE peut faire des routes droites après s'être arrêtée pour Diots -polente chez Vincent ?
La " voix de son frère" : "regarde la route " ;" si tu perds ton permis tu n'l'auras plus ..."
(merci , je sais ... depuis le temps que tu le dis
et puis c'est pas pour rien que je regarde pour un triporteur sans permis )
Chemin de traverse (sans "putes " : ça caille ) , une flaque plus large que la voiture ... plus longue aussi ... je m'en fiche si je ne passe pas pas moyen d'approcher plus à la perpendiculaire de la piste .
Tout ça pour une photo minable faite avec un téléphone portable sans zoom

Jour d'aéroport.
Il parait que je suis infernale .... et encore aujourd'hui ce n'est rien , je suis barbouillée et j'ai pris par la zone industrielle au lieu de descendre droit sur le lac du Bourget à la perpendiculaire de la route de Drumettaz .
Je n'ai donc eu le point de vue sur l'aéroport qu'au tout dernier moment .
Dans la ligne droite , la dernière ligne droite arrêt sur image , arrêt sur la chaussée aussi ;
une merveille ; l'arrière de la carlingue peint en noir avec des étoiles et une superbe sphère orangée .
Là l'espace de quelques minutes je m'en fiche des batteries foireuses du Dream liner qui couler et ont stoppé la bête comme l'eye liner que la gourde de service s'est étalée sur les cils avant d'aller draguer à la piscine sans même penser à le prendre water proof
(Oh cré vin dieu .... il est beau le bestiau ! ma fille râle qu'avec moi pas la peine de commencer la conduite accompagnée....)
Un coup sur l'accélérateur , (merde , y'en a un qui déboîtait pour doubler , je suis passé devant au débotté ... des fois qu'il range son char en m'empêchant de regarder ... l'avion pas la route )
Un coup de volant à droite , frein , frein à main , pas d'appareil photos . Saïd débarque ; Blandine se pose devant ; à gauche toute ; à droite et ..... merde : une barrière avec un agent de sécurité .
Agitation à la place du mort
" la barrière " !(quoi , la barrière ! je l'ai vue ... même que je turbine sec pour essayer au culot de montrer ma carte H handicapé pour passer au plus prêt du grillage et faire une photo )
Demi tour ; Villarcher ; route du Bourget ;
La place du mort se plaint des virages ; qu'est qu'elle croit ? que la DDE peut faire des routes droites après s'être arrêtée pour Diots -polente chez Vincent ?
La " voix de son frère" : "regarde la route " ;" si tu perds ton permis tu n'l'auras plus ..."
(merci , je sais ... depuis le temps que tu le dis
et puis c'est pas pour rien que je regarde pour un triporteur sans permis )
Chemin de traverse (sans "putes " : ça caille ) , une flaque plus large que la voiture ... plus longue aussi ... je m'en fiche si je ne passe pas pas moyen d'approcher plus à la perpendiculaire de la piste .
Tout ça pour une photo minable faite avec un téléphone portable sans zoom
Article du 03/02/2009 à 00:01
Les diots de Savoie ont leur écrin
Jean-Pierre et Jérôme Vincent.
Fondée en 1892, la boulangerie Vincent de Voglans a inventé, en
1970, une originale forme de restauration rapide : le casse croute au
diot de Savoie.
Dès 4 heures du matin, la boulangerie Vincent s'anime. Philippe et Jérôme commencent à cuire les premiers pains dans le four vieux de trois siècles. Ils seront vendus dès 7 heures, avec les premiers sandwiches aux diots de la journée. Les diots de chez Vincent sont une institution. Leur renommée dépasse Voglans, Chambéry, et même la Savoie. La raison : une ambiance particulière, une recette unique, et surtout une histoire débutée il y a cinq générations.
En 1892, André Vincent, maire de Voglans, crée un relais de poste sur la route du col du Chat, en direction de Turin et de l'Italie : c'est le début de la saga familiale. Un peu avant la première guerre mondiale, Georges Vincent, fils d'André, reprend l'affaire et la transforme en boulangerie. À l'époque, elles ne sont pas nombreuses : les gens font le pain chez eux. La boulangerie continue sur sa lancée durant la guerre, grâce au travail de la soeur de Georges, aux fourneaux pour assurer l'activité. Albert Vincent reprend la boulangerie juste avant la guerre de 39-40, et la transmet à son fils, Jean-Pierre, toujours aux commandes aujourd'hui. Il crée la société « Boulangerie Vincent » en 1981, après le décès de son père. Il travaille aujourd'hui avec son neveu, Jérôme, cinquième génération de Vincent à officier dans la boulangerie, et qui prendra la succession de l'entreprise familiale.
Au début de son histoire, la boulangerie Vincent était surtout axée sur le pain. À partir des années 70, les fameux diots apparaissent. Ces sandwiches aux diots cuits au vin rouge et aux oignons, selon la recette de madame Vincent, sont le début de la restauration rapide en Savoie. La réputation de la maison, basée sur son pain, s'étend grâce à ces casse-croûtes. Depuis ces années, la recette n'a pas changé, même si un pétrin électrique, seul élément mécanique de la production, a fait son apparition. Seules les habitudes de consommation varient. « Dans les années 70, les gens venaient acheter des diots le matin, pour casser la croûte pendant la pause, explique Jean-Pierre. Aujourd'hui, nous avons beaucoup plus de monde à midi, où nous sommes souvent complets.Les gens passent aussi chercher des diots à emporter, et nous avons des entreprises qui nous commandent parfois une centaine de diots pour le déjeuner, même si nous ne sommes pas dans l'idée de développer une activité traiteur. Et nous ne livrons pas, non plus. » Les clients ne s'y trompent pas, tout est fait à base de produits frais et locaux, « sauf le camembert » : la farine vient de chez Dégrange, minotier au Bourget-du-Lac, les diots de chez Guettaz et Poncet, charcutiers au Bourget-du-Lac, et le fromage de la coopérative de Yenne. Cela a une conséquence non négligeable : les diots cuisent jusqu'a 13 heures, pas après, et il vaut mieux commander son pain pour être sûr de l'avoir, si on ne peut pas aller le chercher le matin.
Si vous passez a la Boulangerie Vincent, au milieu des cadres, des ouvriers et des familles qui viennent goûter les fameux diots, osez demander un « double ». Même s'il n'est pas inscrit sur l'ardoise, les habitués le savent : il est possible de croquer deux diots dans un seul sandwich.http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=521
Dès 4 heures du matin, la boulangerie Vincent s'anime. Philippe et Jérôme commencent à cuire les premiers pains dans le four vieux de trois siècles. Ils seront vendus dès 7 heures, avec les premiers sandwiches aux diots de la journée. Les diots de chez Vincent sont une institution. Leur renommée dépasse Voglans, Chambéry, et même la Savoie. La raison : une ambiance particulière, une recette unique, et surtout une histoire débutée il y a cinq générations.
En 1892, André Vincent, maire de Voglans, crée un relais de poste sur la route du col du Chat, en direction de Turin et de l'Italie : c'est le début de la saga familiale. Un peu avant la première guerre mondiale, Georges Vincent, fils d'André, reprend l'affaire et la transforme en boulangerie. À l'époque, elles ne sont pas nombreuses : les gens font le pain chez eux. La boulangerie continue sur sa lancée durant la guerre, grâce au travail de la soeur de Georges, aux fourneaux pour assurer l'activité. Albert Vincent reprend la boulangerie juste avant la guerre de 39-40, et la transmet à son fils, Jean-Pierre, toujours aux commandes aujourd'hui. Il crée la société « Boulangerie Vincent » en 1981, après le décès de son père. Il travaille aujourd'hui avec son neveu, Jérôme, cinquième génération de Vincent à officier dans la boulangerie, et qui prendra la succession de l'entreprise familiale.
Au début de son histoire, la boulangerie Vincent était surtout axée sur le pain. À partir des années 70, les fameux diots apparaissent. Ces sandwiches aux diots cuits au vin rouge et aux oignons, selon la recette de madame Vincent, sont le début de la restauration rapide en Savoie. La réputation de la maison, basée sur son pain, s'étend grâce à ces casse-croûtes. Depuis ces années, la recette n'a pas changé, même si un pétrin électrique, seul élément mécanique de la production, a fait son apparition. Seules les habitudes de consommation varient. « Dans les années 70, les gens venaient acheter des diots le matin, pour casser la croûte pendant la pause, explique Jean-Pierre. Aujourd'hui, nous avons beaucoup plus de monde à midi, où nous sommes souvent complets.Les gens passent aussi chercher des diots à emporter, et nous avons des entreprises qui nous commandent parfois une centaine de diots pour le déjeuner, même si nous ne sommes pas dans l'idée de développer une activité traiteur. Et nous ne livrons pas, non plus. » Les clients ne s'y trompent pas, tout est fait à base de produits frais et locaux, « sauf le camembert » : la farine vient de chez Dégrange, minotier au Bourget-du-Lac, les diots de chez Guettaz et Poncet, charcutiers au Bourget-du-Lac, et le fromage de la coopérative de Yenne. Cela a une conséquence non négligeable : les diots cuisent jusqu'a 13 heures, pas après, et il vaut mieux commander son pain pour être sûr de l'avoir, si on ne peut pas aller le chercher le matin.
Si vous passez a la Boulangerie Vincent, au milieu des cadres, des ouvriers et des familles qui viennent goûter les fameux diots, osez demander un « double ». Même s'il n'est pas inscrit sur l'ardoise, les habitués le savent : il est possible de croquer deux diots dans un seul sandwich.http://www.la-vie-nouvelle.fr/actualite/viewArticle.php?idArticle=521
vendredi 8 février 2013
Japon 1984 ou quasiment
Un bavardage dans le cadre d'un réseau social et voilà que je me suis laissée tentée par Haruki Murakami .Lecture du premier tiers du premier livre et j'ai alors eu envie d'avoir accès à toute la trilogie 1Q84
Le dernier volume disponible à la médiathèque j'ai plongé
Dans un pays apparemment banal des évènements un peu bizarres mais quasi anodins entre en jeu autour de personnages pas vraiment communs mais n'ayant rien de ceux d'un monde étranger au notre puis les mêlant à l'action
Un apprenti écrivain mathématicien à qui l'éditeur demande de remanier un ouvrage qui l'avait attiré lors d'une présélection pour un prix littéraire (1er roman )
"il était devenu enseignant en mathématiques dans une "école préparatoire" de Yoogogi... car les horaires lui laissaient davantage de liberté [...] Lui même ne savais pas vraiment s'il voulait devenir romancier à plein temps .En avait il réellement le talent ?Ca non plus il ne le savais pas très bien "
Une jeune femme dont le portrait s'étoffe au fil des pages .
Une jeune fille étrange mais dont l'étrangeté paraît s'expliquer dans un premier temps par son histoire .
Un éditeur , un homme -ancien universitaire - ..... un ensemble de personnages qui s'étoffe d'une page à l'autre et dont certains sont juste de passage, parfois très bref ,d'un chapitre à l'autre , d'un tome à l'autre
Des observations décalées par rapport à la perception de la réalité qu'avaient les premiers personnages , des perceptions hors du commun .
Les acteurs de l'histoire se multiplient .
Les fils de la trame de celle ci s'emmêlent apparemment alors qu'ils tissent une trame où rien n'est laissé au hasard ni leur première apparition ni leurs intervention ; certains n'apparaissent que pour donner des éléments utiles à la l'élaboration de ce qui est tissé sur la machine à écrire .
Un mélange d'intrigues policières, de récit du quotidien , d'éléments dont dans notre monde cartésien nous n'envisageons pas la possibilité d'existence , un jeu à la limité de notre perception de la réalité et de la fiction du conte .
Des descriptions lentes qui font des pauses apparentes dans le roman et qui pourtant sont essentielles à la suite du récit .
"La pluie tombait sans discontinuer des après midi entiers , détrempant la pinède brise -vent et la rendant sombre et lourde .durant ces journées là , o, n'entendait absolument pas le bruit des vagues .Il n'y avait pas de vent non plus , seulement la pluie qui tombait tout droit du ciel .Et au milieu des volées d'oiseaux noirs .ces oiseaux aussi étaient sombres et mouillés.Même l'intérieur de la chambre était mouillé.L'oreiller , les livrez, la table , tout ce qui était là était poisseux et moite [...] le père restait immergé au sein de sa léthargie "
Certains de ces fragments de textes ont éveillé un écho à des ressentis personnels
Des textes lus par un membre du roman et qui se trouvent en faire partie .
A la limite de la fiction et du réel au point d'onduler de l'un à l'autre .
à propos des personnages
http://www.rue89.com/rue69/2013/03/17/de-la-passion-et-du-sexe-au-japon-ne-dit-pas-lamour-le-fait-240590
http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2011-11-21/46066/japon-l-affaire-de-la-secte-terroriste-aum-touche-enfin-a-son-epilogue.html#f=0/335665
http://www.info-sectes.org/gemppi/japon.htm
"Aussi, il faut préciser que non seulement Maitre Okawa posséderait le pouvoir de communiquer avec le monde des esprits, mais aussi avec les habitants des planètes les plus éloignées du système solaire"http://www.vice.com/fr/read/mon-apres-midi-bourre-dans-une-secte-japonaise
http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_au_Japon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_au_Japon
http://my-life-in-tokyo.forumj.net/t81-le-systeme-scolaire-japonais
Le dernier volume disponible à la médiathèque j'ai plongé
Dans un pays apparemment banal des évènements un peu bizarres mais quasi anodins entre en jeu autour de personnages pas vraiment communs mais n'ayant rien de ceux d'un monde étranger au notre puis les mêlant à l'action
Un apprenti écrivain mathématicien à qui l'éditeur demande de remanier un ouvrage qui l'avait attiré lors d'une présélection pour un prix littéraire (1er roman )
"il était devenu enseignant en mathématiques dans une "école préparatoire" de Yoogogi... car les horaires lui laissaient davantage de liberté [...] Lui même ne savais pas vraiment s'il voulait devenir romancier à plein temps .En avait il réellement le talent ?Ca non plus il ne le savais pas très bien "
Une jeune femme dont le portrait s'étoffe au fil des pages .
Une jeune fille étrange mais dont l'étrangeté paraît s'expliquer dans un premier temps par son histoire .
Un éditeur , un homme -ancien universitaire - ..... un ensemble de personnages qui s'étoffe d'une page à l'autre et dont certains sont juste de passage, parfois très bref ,d'un chapitre à l'autre , d'un tome à l'autre
Des observations décalées par rapport à la perception de la réalité qu'avaient les premiers personnages , des perceptions hors du commun .
Les acteurs de l'histoire se multiplient .
Les fils de la trame de celle ci s'emmêlent apparemment alors qu'ils tissent une trame où rien n'est laissé au hasard ni leur première apparition ni leurs intervention ; certains n'apparaissent que pour donner des éléments utiles à la l'élaboration de ce qui est tissé sur la machine à écrire .
Un mélange d'intrigues policières, de récit du quotidien , d'éléments dont dans notre monde cartésien nous n'envisageons pas la possibilité d'existence , un jeu à la limité de notre perception de la réalité et de la fiction du conte .
Des descriptions lentes qui font des pauses apparentes dans le roman et qui pourtant sont essentielles à la suite du récit .
"La pluie tombait sans discontinuer des après midi entiers , détrempant la pinède brise -vent et la rendant sombre et lourde .durant ces journées là , o, n'entendait absolument pas le bruit des vagues .Il n'y avait pas de vent non plus , seulement la pluie qui tombait tout droit du ciel .Et au milieu des volées d'oiseaux noirs .ces oiseaux aussi étaient sombres et mouillés.Même l'intérieur de la chambre était mouillé.L'oreiller , les livrez, la table , tout ce qui était là était poisseux et moite [...] le père restait immergé au sein de sa léthargie "
Certains de ces fragments de textes ont éveillé un écho à des ressentis personnels
Des textes lus par un membre du roman et qui se trouvent en faire partie .
A la limite de la fiction et du réel au point d'onduler de l'un à l'autre .
à propos des personnages
http://www.rue89.com/rue69/2013/03/17/de-la-passion-et-du-sexe-au-japon-ne-dit-pas-lamour-le-fait-240590
http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2011-11-21/46066/japon-l-affaire-de-la-secte-terroriste-aum-touche-enfin-a-son-epilogue.html#f=0/335665
http://www.info-sectes.org/gemppi/japon.htm
"Aussi, il faut préciser que non seulement Maitre Okawa posséderait le pouvoir de communiquer avec le monde des esprits, mais aussi avec les habitants des planètes les plus éloignées du système solaire"http://www.vice.com/fr/read/mon-apres-midi-bourre-dans-une-secte-japonaise
http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_au_Japon
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_au_Japon
http://my-life-in-tokyo.forumj.net/t81-le-systeme-scolaire-japonais
vendredi 1 février 2013
"jouez hautbois , resonnez musettes ...."
autre publication même thème http://lespenseedecornelius.blogspot.fr/
Fin des vacances de Noël , des fêtes de fin d'année .
Merci mon Dieu nous avons évité grosse bouffe et orgies diverses.
Cette fin d' année fut un peu rude : mon Loup s'est envolé de l'autre côté de la planète et l'espace de quelques heures mon attrait pour les avions a considérablement décru ; j'ai maudit ce mode de transport qui l'emportait si loin tandis que le saut de puce Chambéry -Londres nous avait été impossible compte tenu des tarifs pratiqués
J'ai beau savoir que l'économie locale est fortement dépendante du tourisme lié aux stations de ski le déferlement des sujets de sa majesté Elisabeth II venus de tout le Royaume Uni (il faut considérer l'Irlande comme quotité négligeable pour l'affirmer ) , des Teutons et des Russes riches de la nouvelle économie pour qui "l'or blanc" est peut être un terme à double sens et la transhumance routière chaque fin de semaine m'agacent.
Le mot est léger quand ces déplacements se conjuguent avec ceux des personnes courant les soldes ... "courant" , c'est beaucoup dire quand sur les axes principaux les voitures sont au coude à coude et roulent à environ 1/10 de la vitesse indiquée comme maximale pour le lieu .
Famille "recomposée "( Dieu que je n'aime pas cette expression mais rien d'autre ne me vient , composée de personnes vivant bien ensemble dans leurs différences de foi , de goûts et saveurs connues et à découvrir nous avons fêté Noël tout simplement autour d'un arbre bricolé car unanimement nous avons choisi ceci plutôt que le traditionnel sapin .
Il a été comme les années précédentes fait de branches mortes rassemblées et fleuries de décorations fabriquées dans les derniers jours .
C'était le premier Noël de Saïd car en Algérie le 25 décembre n'est pas jour de fête . Quelques pâtissiers fabriquent et vendent des bûches mais celles ci sont onéreuses et inaccessibles financièrement à la plus grande partie de la population .
Outre leur prix elles sont aussi boudées car rattachée symboliquement à la période de la colonisation française et à une fête chrétienne .*
Nous avons donc fabriqué un Noël qui nous est propre , celui qui nous correspond .
depuis quelques années le sapin traditionnel a disparu au profit de branches ramassées , disposées dans un pot et décorées.
Très païen comme approche de redonner des arbres et des fruits à des branches mortes :)
Ce n'est pas cela qui a guidé mon choix l'année où fut inaugurée la tradition des branches ; choix économique , écologique mais aussi participation de toute la maisonnée à la décoration.
au fond de moi peut être aussi une volonté de me démarquer , me dissocier , de ce qui se fait dans la famille paternelle des enfants .
Les repas furent volontairement simples tout en respectant la tradition : bûche maison et surtout les rissoles .
A ces pâtisseries de mon enfance se sont ajoutés des makrouts et du matlou venus des étages supérieurs avec les voisines qui ramenaient les assiettes ayant servi de support aux gâteaux qui leurs avaient été portés : une assiette ne se rend jamais vide .
La notion festin dans ces occasions m'a toujours heurtée ; depuis plusieurs années j'ai enfin la possibilité de revenir à mes racines sur ce point comme sur bien d'autres ; possibilité de transmettre ce que j'estime faire partie des valeurs familiales , locales et d'un mélange de protestantisme et d'une vie ancrée dans le monde rural de la vallée du Giffre : un ensemble sans affèterie qui me vient en droite ligne de ma grand mère (qui doit en sourire du fond de sa tombe ).
compléments
*Le pourcentage de chrétiens en Algérie est une question qui fait débat. Il était officiellement de 0,06 % en 2002 selon le gouvernement algérien. Il serait aujourd'hui d'environ 0,7 % de la population totale algérienne (d'après l'ONU et des organismes chrétiens), soit jusqu'à 70 000 chrétiens, surtout des catholiques vivant à l'ouest et à Alger. Les Églises protestantes d'Algérie avançant le chiffre de 50 000 fidèles en 200811, mais le ministère des Affaires religieuse parle de 50 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques12. D'autre part, en 2002 l'ONU dénombrait 100 000 catholiques et de 50 000 à 20 000 protestants dans le pays. Quant au World Factbook de la CIA, il estime dans qu'il y aurait 1 % de chrétiens et de juifs en Algérie13. Selon la direction régionale des affaires religieuses, il y aurait environ 2 500 nouveaux convertis en Kabylie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_au_Maghreb
http://www.slateafrique.com/93581/les-enfants-ces-racistes-qui-signorent-algerie
http://www.youtube.com/watch?v=ntuGcBn8ihQ
http://www.youtube.com/watch?v=5YMkYLLANWY
http://www.lejournaldalgerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4247:les-barbus-nont-pas-fete-le-nouvel-an-au-quebec&catid=38:top-news-
http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-l-intolerance-pointe-de-nouveau-le-nez-95872330.html
El Watan - Lundi 26 décembre 2011 - 4
L’ACTUALITÉ
LES ALGÉRIENS PRÉPARENT LE RÉVEILLON
Forte demande sur le grand Sud
● Les hôtels sont complets depuis 3 semaines et l’offre ne répond pas à la demande.
e réveillon du nouvel an
approche. Les Algériens
semblent avoir une idée pré-
cise sur le lieu où ils franchiront
le seuil de la nouvelle année. Cha-
cun a opté pour une destination en
fonction de son pouvoir d’achat.
Les plus nantis vont festoyer
dans les hôtels 5 étoiles de la
capitale. Les autres ont contacté
des agences de voyages qui pro-
posent des formules attractives,
pour aller sous d’autres cieux. Et
il y a ceux qui se contentent d’un
repas familial dans une ambiance
conviviale, comme c’est le cas
de G. Habiba qui travaille dans
le secteur du journalisme et de la
communication. «Je vais le pas-
ser à la maison, devant ma télé,
ou en lisant un bon livre comme
de coutume, je n’ai ni les moyens
ni la bonne compagnie et encore
moins le temps, puisqu’on bosse
le 1er janvier», confie-t-elle. Pour
Aldjia, qui est dans les relations
publiques d’une entreprise de
téléphonie mobile, «la plupart
le fêtent chez eux ou à l’étranger
par manque d’originalité. A part
dîner et écouter de la musique, y a
rien chez nous et puis par rapport
aux mentalités aussi, il n’y en a
pas beaucoup qui le fêtent en di-
sant que ce n’est pas à nous».
Ceci dit, les Algériens ne se pri-
vent pas des joies de cette occa-
sion. A l’hôtel Sofitel, on a mis
les petits plats dans les grands.
La responsable de la communi-
cation et des relations publiques,
que nous avons contactée, nous a
affirmé que la direction a décidé
d’organiser une soirée avec ani-
mation au restaurant El Mourd-
jane à 15 000 DA par personne.
«Nous avons également mis en
place une promotion sur le tarif
des chambres que nous proposons
à 15 000 DA pour la nuit du 31 dé-
cembre. L’animation sera assurée
par un trio de musiciens.» Beau-
coup ont déjà réservé. La salle
Tassili du prestigieux hôtel Hilton
d’Alger propose une escale culi-
naire et une ambiance festive sous
le slogan «Phare de la lune».
Du côté des agences de voyages,
cette époque de l’année est une
opportunité pour améliorer le
chiffre d’affaires. Bachir Djeribi,
président du Syndicat national des
agences de voyages (SNAV), nous
donne les tendances générales. Au
niveau international, «la Turquie
a la plus grande part. Le Maroc
arrive à petits pas. D’ailleurs
l’agence Zenata Voyages a prévu
un charter pour Casablanca à
partir d’Oran. C’est ainsi que
certains iront à Marrakech pour
planter leur décor de début d’an-
née. L’Espagne est aussi une
destination pour des hommes
d’affaires. L’Egypte est en baisse,
malgré les efforts déployés par
la représentante d’Egytair en
Algérie qui tente de mettre en
contact les agences de voyages al-
gériennes avec leurs homologues
égyptiennes». En Algérie, c’est
l’appel du désert qui l’emporte.
Les hôtels sont complets depuis 3
semaines et l’offre ne répond pas
à la demande, puisque plusieurs
établissements hôteliers publics
sont en rénovation. La majorité
part en voiture, car le transport
aérien reste très cher. «Il y a une
forte demande à Tamanrasset et
Djanet. Il faut savoir que les
agences locales ont pris l’initia-
tive de réduire leurs prix de 50%.
Le wali de Tam a procédé à l’ins-
tallation d’un espace saharien
destiné à la clientèle nationale :
il s’agit d’un camp de 300 per-
sonnes avec sanitaires et autres
commodités pour leur permettre
de passer un agréable séjour»,
explique M. Djeribi. Une manière
de compenser les pertes dues au
manque de touristes étrangers ?
Pas tout à fait, mais il permet au
moins de garder les agences loca-
les sous perfusion.
Contacté, Hamou Ouyahia, direc-
teur général de l’EGT Tamanras-
set, nous lance tout de go : «On
est déjà complet. La plupart des
clients, pratiquement des familles,
viennent d’Alger. Il y a quelques
étrangers (des Français). L’hôtel
Tahat, d’une une capacité de 148
chambres, propose un séjour de
4 jours/3 nuits à 27 000 DA avec
déjeuner, soirée de réveillon et 2
excursions.» Et pour décompres-
ser et profiter d’un dépaysement
total, une nuitée a été program-
mée dans le site enchanteur de
l’Assekrem. Nadjah Boudjelloua,
directeur général de Shams tours,
nous confirme que certaines des-
tinations traditionnelles sont en
baisse comme la Tunisie. «Le flux
a diminué par rapport aux années
précédentes, malgré l’effort des
hôteliers», dira-t-il, remarquant
pour reprendre ses termes «l’ab-
sence de l’Office national du
tourisme tunisien (ONTT)».
Selon les estimations des res-
ponsables de cet office, «près de
100 000 Algériens sont attendus
durant les fêtes de fin d’année».
Offrir une nouvelle image de la
Tunisie est l’objectif du gouver-
nement. Des efforts considérables
sont consentis dans le but de relan-
cer le tourisme, notamment après
la Révolution. Selon lui, le Maroc
et la Turquie sont très demandés.
En dépit de la cherté du billet, ces
destinations offrent un produit
très intéressant (rapport qualité/
prix). Quant à la relance du Grand
Sud, elle reste encore largement
freinée par la cherté du transport
aérien. Des négociations ont été
entamées depuis deux mois avec
la direction d’Air Algérie avec
la médiation du ministère du
Tourisme et de l’Artisanat, pour
bénéficier «d’une offre packagée»
avec une palette de formules. Les
négociations n’ont pas encore
abouti.
FÊTES DE FIN D’ANNÉE
Quand la nostalgie le dispute au rejet
i ce n’était votre question, j’ai
complètement oublié que le 25 dé-
cembre coïncide avec la fête de Noël»,
affirme Sid Ali M., rencontré dans une
pâtisserie-confiserie, à Ben Aknoun.
Cet ingénieur des Ponts et Chaussées,
50 ans, au regard malicieux, a grandi à
La Casbah dans une famille nombreuse.
«Quand j’étais tout jeune, on célébrait
tous les ans les fêtes de Noël et du
nouvel an avec mes frères et sœurs», se
remémore-t-il. Il se souvient de ces an-
nées 1970-80, où les Algériens, sans être
des chrétiens, célébraient Noël dans la
convivialité. C’était surtout une aubaine
pour les enfants de recevoir des cadeaux
de leurs parents qui se déguisaient pour
la circonstance en «père Noël». A l’en-
tame de son récit, ses yeux brillaient, à
l’évocation de ces années «fastes». Pé-
riode d’insouciance, de vivre ensemble
et surtout de tolérance. «A part le sapin
de Noël, tous les autres ingrédients pour
fêter cet événement étaient présent.
Bûches, confiserie, chocolats, gâteaux
en tout genre. Mes frères et moi avions
même le père Noël comme ultime ca-
S
deau. C’était ma mère, pour nous faire
plaisir et donner de la solennité à cette
fête, qui jouait le rôle de père Noël»,
a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «Notre mère
nous enjoignait de laisser nos chaussu-
res devant la cheminée pour que le père
Noël nous ramène des cadeaux. Au petit
matin, effectivement on trouvait par
terre une multitude de cadeaux, pour
notre plus grand bonheur.»
RITES ÉTRANGERS
Le grand-père de Sid Ali M. était imam
de la Grande Mosquée, à la place des
Martyrs, durant les années 1940. Venue
de la région d’Azzefoun, de Kabylie,
cette famille de marabouts, ultraconser-
vatrice, tout en demeurant extrêmement
attachée à l’islam et à ses valeurs, fêtait
néanmoins Noël, cette fête chrétienne
qui célèbre chaque année la naissance
de Jésus de Nazareth (Aïssa chez les
musulmans). «Nous sommes une famille
de pratiquants. Nous sommes même
ultraconservateurs. Ma mère sortait
rarement dehors. Ou si elle le faisait,
c’est soit avec mon père ou avec l’un
de nous, vêtue toujours de son haïk»,
précise notre interlocuteur. Selon lui, la
présence coloniale en Algérie a tissé des
liens et créé des habitudes qui ne sont
pas forcément celles de la culture et de
religion des Algériens. Ils ont adopté ces
traditions, ces rites étrangers de manière
mécanique, sans qu’il puisse y avoir de
connotation cultuelle ou religieuse à
leur geste. «Nos grands-parents et nos
parents ont vécu et cohabité avec les
Européens. Cette cohabitation a fait
que quelques-unes de leurs fêtes sont
devenues les nôtres. C’était peut-être
un autre ‘‘butin de guerre’’. Nous avons
ainsi partagé leur tradition religieuse,
tout en restant profondément musul-
man», a-t-il indiqué. Mais le début des
années 1990, avec la montée de l’in-
tégrisme et du fanatisme en Algérie, a
mis fin à ces «rêves d’enfants» et les
cadeaux qu’ils recevaient à l’occasion
de cet événement. Le regain de religio-
sité a proscrit la célébration de ces fêtes,
sous le prétexte que tout ce qui s’éloigne
de la tradition du Prophète Mohammed
(QSSSL) est illicite. Notamment les fê-
tes chrétiennes et juives. «Moi-même je
ne fête plus Noël depuis la fin des années
1980. Pour le nouvel an, je le fais juste
pour marquer l’événement avec ma
femme, mes enfants ainsi que mes autres
frères. Ça n’a plus le même charme ni le
même goût d’antan. Il faut être à la page
et ne pas être à la traîne avec le reste du
monde», a-t-il révélé. «De plus, avec
le recul, je crois que fêter Noël comme
nous le faisions avant en famille ne
correspond pas à mes croyances. Même
si nous le faisions sans arrière-pensée
religieuse», a-t-il reconnu.
MANQUE D’ENGOUEMENT
Ces derniers jours, sur les réseaux so-
ciaux, des internautes faisaient des com-
mentaires à travers lesquels ils appellent
leurs «frères» à ne pas succomber à la
tentation de célébrer les fêtes de Noël
et du nouvel an. La raison ? Pour ces
internautes, invoquant des hadiths du
Prophète Mohammed (QSSSL), en
fêtant ces événements, cela équivaudrait
à s’assimiler aux chrétiens. Ce qui serait
contraire aux recommandations du Pro-
phète. Pour Mohamed Y., gérant d’une
boulangerie-pâtisserie, à Alger-Centre,
le public algérois ne manifeste plus le
même engouement pour l’achat des
gâteaux et des friandises, pour les fêtes
de fin d’année. L’érosion du pouvoir
d’achat, les innombrables problèmes
auxquels est confronté le citoyen lamb-
da chaque jour, sont pour beaucoup,
selon notre interlocuteur, dans cette
désaffection. «Avant, en prévision du
mois de décembre, on se préparait des
mois à l’avance pour marquer l’événe-
ment comme il se doit pour satisfaire le
client. Ce n’est plus le cas maintenant»,
indique Mohamed Y. «On vend certes
toujours des gâteaux à l’occasion du
nouvel an. Mais la différence est très mi-
nime avec les autres mois de l’année»,
a-t-il ajouté. Pourtant son magasin offre
une pléthore de gâteaux de toutes sortes.
Du chocolat spécial, mélangé aux aman-
des, des friandises pour cette occasion.
Mais les bourses des citoyens peuvent
à peine tenir pour oser s’offrir ce luxe
digne des pays au niveau de vie «élevé».
Meziane Cheballah
Fin des vacances de Noël , des fêtes de fin d'année .
Merci mon Dieu nous avons évité grosse bouffe et orgies diverses.
Cette fin d' année fut un peu rude : mon Loup s'est envolé de l'autre côté de la planète et l'espace de quelques heures mon attrait pour les avions a considérablement décru ; j'ai maudit ce mode de transport qui l'emportait si loin tandis que le saut de puce Chambéry -Londres nous avait été impossible compte tenu des tarifs pratiqués
J'ai beau savoir que l'économie locale est fortement dépendante du tourisme lié aux stations de ski le déferlement des sujets de sa majesté Elisabeth II venus de tout le Royaume Uni (il faut considérer l'Irlande comme quotité négligeable pour l'affirmer ) , des Teutons et des Russes riches de la nouvelle économie pour qui "l'or blanc" est peut être un terme à double sens et la transhumance routière chaque fin de semaine m'agacent.
Le mot est léger quand ces déplacements se conjuguent avec ceux des personnes courant les soldes ... "courant" , c'est beaucoup dire quand sur les axes principaux les voitures sont au coude à coude et roulent à environ 1/10 de la vitesse indiquée comme maximale pour le lieu .
Famille "recomposée "( Dieu que je n'aime pas cette expression mais rien d'autre ne me vient , composée de personnes vivant bien ensemble dans leurs différences de foi , de goûts et saveurs connues et à découvrir nous avons fêté Noël tout simplement autour d'un arbre bricolé car unanimement nous avons choisi ceci plutôt que le traditionnel sapin .
Il a été comme les années précédentes fait de branches mortes rassemblées et fleuries de décorations fabriquées dans les derniers jours .
C'était le premier Noël de Saïd car en Algérie le 25 décembre n'est pas jour de fête . Quelques pâtissiers fabriquent et vendent des bûches mais celles ci sont onéreuses et inaccessibles financièrement à la plus grande partie de la population .
Outre leur prix elles sont aussi boudées car rattachée symboliquement à la période de la colonisation française et à une fête chrétienne .*
Nous avons donc fabriqué un Noël qui nous est propre , celui qui nous correspond .
Très païen comme approche de redonner des arbres et des fruits à des branches mortes :)
Ce n'est pas cela qui a guidé mon choix l'année où fut inaugurée la tradition des branches ; choix économique , écologique mais aussi participation de toute la maisonnée à la décoration.
au fond de moi peut être aussi une volonté de me démarquer , me dissocier , de ce qui se fait dans la famille paternelle des enfants .
Les repas furent volontairement simples tout en respectant la tradition : bûche maison et surtout les rissoles .
A ces pâtisseries de mon enfance se sont ajoutés des makrouts et du matlou venus des étages supérieurs avec les voisines qui ramenaient les assiettes ayant servi de support aux gâteaux qui leurs avaient été portés : une assiette ne se rend jamais vide .
La notion festin dans ces occasions m'a toujours heurtée ; depuis plusieurs années j'ai enfin la possibilité de revenir à mes racines sur ce point comme sur bien d'autres ; possibilité de transmettre ce que j'estime faire partie des valeurs familiales , locales et d'un mélange de protestantisme et d'une vie ancrée dans le monde rural de la vallée du Giffre : un ensemble sans affèterie qui me vient en droite ligne de ma grand mère (qui doit en sourire du fond de sa tombe ).
compléments
*Le pourcentage de chrétiens en Algérie est une question qui fait débat. Il était officiellement de 0,06 % en 2002 selon le gouvernement algérien. Il serait aujourd'hui d'environ 0,7 % de la population totale algérienne (d'après l'ONU et des organismes chrétiens), soit jusqu'à 70 000 chrétiens, surtout des catholiques vivant à l'ouest et à Alger. Les Églises protestantes d'Algérie avançant le chiffre de 50 000 fidèles en 200811, mais le ministère des Affaires religieuse parle de 50 000 chrétiens dans le pays, essentiellement catholiques12. D'autre part, en 2002 l'ONU dénombrait 100 000 catholiques et de 50 000 à 20 000 protestants dans le pays. Quant au World Factbook de la CIA, il estime dans qu'il y aurait 1 % de chrétiens et de juifs en Algérie13. Selon la direction régionale des affaires religieuses, il y aurait environ 2 500 nouveaux convertis en Kabylie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christianisme_au_Maghreb
«Mais en Algérie, il y a pire que le racisme anti-noir», insiste, Stanislas. «Je suis chrétien et ici c'est plus dur que d'être noir».Le racisme religieux en Algérie, une autre histoire, beaucoup plus violente...
http://www.slateafrique.com/93581/les-enfants-ces-racistes-qui-signorent-algerie
http://www.youtube.com/watch?v=ntuGcBn8ihQ
http://www.youtube.com/watch?v=5YMkYLLANWY
http://www.lejournaldalgerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=4247:les-barbus-nont-pas-fete-le-nouvel-an-au-quebec&catid=38:top-news-
http://www.algeriepyrenees.com/article-algerie-l-intolerance-pointe-de-nouveau-le-nez-95872330.html
El Watan - Lundi 26 décembre 2011 - 4
L’ACTUALITÉ
LES ALGÉRIENS PRÉPARENT LE RÉVEILLON
Forte demande sur le grand Sud
● Les hôtels sont complets depuis 3 semaines et l’offre ne répond pas à la demande.
e réveillon du nouvel an
approche. Les Algériens
semblent avoir une idée pré-
cise sur le lieu où ils franchiront
le seuil de la nouvelle année. Cha-
cun a opté pour une destination en
fonction de son pouvoir d’achat.
Les plus nantis vont festoyer
dans les hôtels 5 étoiles de la
capitale. Les autres ont contacté
des agences de voyages qui pro-
posent des formules attractives,
pour aller sous d’autres cieux. Et
il y a ceux qui se contentent d’un
repas familial dans une ambiance
conviviale, comme c’est le cas
de G. Habiba qui travaille dans
le secteur du journalisme et de la
communication. «Je vais le pas-
ser à la maison, devant ma télé,
ou en lisant un bon livre comme
de coutume, je n’ai ni les moyens
ni la bonne compagnie et encore
moins le temps, puisqu’on bosse
le 1er janvier», confie-t-elle. Pour
Aldjia, qui est dans les relations
publiques d’une entreprise de
téléphonie mobile, «la plupart
le fêtent chez eux ou à l’étranger
par manque d’originalité. A part
dîner et écouter de la musique, y a
rien chez nous et puis par rapport
aux mentalités aussi, il n’y en a
pas beaucoup qui le fêtent en di-
sant que ce n’est pas à nous».
Ceci dit, les Algériens ne se pri-
vent pas des joies de cette occa-
sion. A l’hôtel Sofitel, on a mis
les petits plats dans les grands.
La responsable de la communi-
cation et des relations publiques,
que nous avons contactée, nous a
affirmé que la direction a décidé
d’organiser une soirée avec ani-
mation au restaurant El Mourd-
jane à 15 000 DA par personne.
«Nous avons également mis en
place une promotion sur le tarif
des chambres que nous proposons
à 15 000 DA pour la nuit du 31 dé-
cembre. L’animation sera assurée
par un trio de musiciens.» Beau-
coup ont déjà réservé. La salle
Tassili du prestigieux hôtel Hilton
d’Alger propose une escale culi-
naire et une ambiance festive sous
le slogan «Phare de la lune».
Du côté des agences de voyages,
cette époque de l’année est une
opportunité pour améliorer le
chiffre d’affaires. Bachir Djeribi,
président du Syndicat national des
agences de voyages (SNAV), nous
donne les tendances générales. Au
niveau international, «la Turquie
a la plus grande part. Le Maroc
arrive à petits pas. D’ailleurs
l’agence Zenata Voyages a prévu
un charter pour Casablanca à
partir d’Oran. C’est ainsi que
certains iront à Marrakech pour
planter leur décor de début d’an-
née. L’Espagne est aussi une
destination pour des hommes
d’affaires. L’Egypte est en baisse,
malgré les efforts déployés par
la représentante d’Egytair en
Algérie qui tente de mettre en
contact les agences de voyages al-
gériennes avec leurs homologues
égyptiennes». En Algérie, c’est
l’appel du désert qui l’emporte.
Les hôtels sont complets depuis 3
semaines et l’offre ne répond pas
à la demande, puisque plusieurs
établissements hôteliers publics
sont en rénovation. La majorité
part en voiture, car le transport
aérien reste très cher. «Il y a une
forte demande à Tamanrasset et
Djanet. Il faut savoir que les
agences locales ont pris l’initia-
tive de réduire leurs prix de 50%.
Le wali de Tam a procédé à l’ins-
tallation d’un espace saharien
destiné à la clientèle nationale :
il s’agit d’un camp de 300 per-
sonnes avec sanitaires et autres
commodités pour leur permettre
de passer un agréable séjour»,
explique M. Djeribi. Une manière
de compenser les pertes dues au
manque de touristes étrangers ?
Pas tout à fait, mais il permet au
moins de garder les agences loca-
les sous perfusion.
Contacté, Hamou Ouyahia, direc-
teur général de l’EGT Tamanras-
set, nous lance tout de go : «On
est déjà complet. La plupart des
clients, pratiquement des familles,
viennent d’Alger. Il y a quelques
étrangers (des Français). L’hôtel
Tahat, d’une une capacité de 148
chambres, propose un séjour de
4 jours/3 nuits à 27 000 DA avec
déjeuner, soirée de réveillon et 2
excursions.» Et pour décompres-
ser et profiter d’un dépaysement
total, une nuitée a été program-
mée dans le site enchanteur de
l’Assekrem. Nadjah Boudjelloua,
directeur général de Shams tours,
nous confirme que certaines des-
tinations traditionnelles sont en
baisse comme la Tunisie. «Le flux
a diminué par rapport aux années
précédentes, malgré l’effort des
hôteliers», dira-t-il, remarquant
pour reprendre ses termes «l’ab-
sence de l’Office national du
tourisme tunisien (ONTT)».
Selon les estimations des res-
ponsables de cet office, «près de
100 000 Algériens sont attendus
durant les fêtes de fin d’année».
Offrir une nouvelle image de la
Tunisie est l’objectif du gouver-
nement. Des efforts considérables
sont consentis dans le but de relan-
cer le tourisme, notamment après
la Révolution. Selon lui, le Maroc
et la Turquie sont très demandés.
En dépit de la cherté du billet, ces
destinations offrent un produit
très intéressant (rapport qualité/
prix). Quant à la relance du Grand
Sud, elle reste encore largement
freinée par la cherté du transport
aérien. Des négociations ont été
entamées depuis deux mois avec
la direction d’Air Algérie avec
la médiation du ministère du
Tourisme et de l’Artisanat, pour
bénéficier «d’une offre packagée»
avec une palette de formules. Les
négociations n’ont pas encore
abouti.
FÊTES DE FIN D’ANNÉE
Quand la nostalgie le dispute au rejet
i ce n’était votre question, j’ai
complètement oublié que le 25 dé-
cembre coïncide avec la fête de Noël»,
affirme Sid Ali M., rencontré dans une
pâtisserie-confiserie, à Ben Aknoun.
Cet ingénieur des Ponts et Chaussées,
50 ans, au regard malicieux, a grandi à
La Casbah dans une famille nombreuse.
«Quand j’étais tout jeune, on célébrait
tous les ans les fêtes de Noël et du
nouvel an avec mes frères et sœurs», se
remémore-t-il. Il se souvient de ces an-
nées 1970-80, où les Algériens, sans être
des chrétiens, célébraient Noël dans la
convivialité. C’était surtout une aubaine
pour les enfants de recevoir des cadeaux
de leurs parents qui se déguisaient pour
la circonstance en «père Noël». A l’en-
tame de son récit, ses yeux brillaient, à
l’évocation de ces années «fastes». Pé-
riode d’insouciance, de vivre ensemble
et surtout de tolérance. «A part le sapin
de Noël, tous les autres ingrédients pour
fêter cet événement étaient présent.
Bûches, confiserie, chocolats, gâteaux
en tout genre. Mes frères et moi avions
même le père Noël comme ultime ca-
S
deau. C’était ma mère, pour nous faire
plaisir et donner de la solennité à cette
fête, qui jouait le rôle de père Noël»,
a-t-il indiqué. Et d’ajouter : «Notre mère
nous enjoignait de laisser nos chaussu-
res devant la cheminée pour que le père
Noël nous ramène des cadeaux. Au petit
matin, effectivement on trouvait par
terre une multitude de cadeaux, pour
notre plus grand bonheur.»
RITES ÉTRANGERS
Le grand-père de Sid Ali M. était imam
de la Grande Mosquée, à la place des
Martyrs, durant les années 1940. Venue
de la région d’Azzefoun, de Kabylie,
cette famille de marabouts, ultraconser-
vatrice, tout en demeurant extrêmement
attachée à l’islam et à ses valeurs, fêtait
néanmoins Noël, cette fête chrétienne
qui célèbre chaque année la naissance
de Jésus de Nazareth (Aïssa chez les
musulmans). «Nous sommes une famille
de pratiquants. Nous sommes même
ultraconservateurs. Ma mère sortait
rarement dehors. Ou si elle le faisait,
c’est soit avec mon père ou avec l’un
de nous, vêtue toujours de son haïk»,
précise notre interlocuteur. Selon lui, la
présence coloniale en Algérie a tissé des
liens et créé des habitudes qui ne sont
pas forcément celles de la culture et de
religion des Algériens. Ils ont adopté ces
traditions, ces rites étrangers de manière
mécanique, sans qu’il puisse y avoir de
connotation cultuelle ou religieuse à
leur geste. «Nos grands-parents et nos
parents ont vécu et cohabité avec les
Européens. Cette cohabitation a fait
que quelques-unes de leurs fêtes sont
devenues les nôtres. C’était peut-être
un autre ‘‘butin de guerre’’. Nous avons
ainsi partagé leur tradition religieuse,
tout en restant profondément musul-
man», a-t-il indiqué. Mais le début des
années 1990, avec la montée de l’in-
tégrisme et du fanatisme en Algérie, a
mis fin à ces «rêves d’enfants» et les
cadeaux qu’ils recevaient à l’occasion
de cet événement. Le regain de religio-
sité a proscrit la célébration de ces fêtes,
sous le prétexte que tout ce qui s’éloigne
de la tradition du Prophète Mohammed
(QSSSL) est illicite. Notamment les fê-
tes chrétiennes et juives. «Moi-même je
ne fête plus Noël depuis la fin des années
1980. Pour le nouvel an, je le fais juste
pour marquer l’événement avec ma
femme, mes enfants ainsi que mes autres
frères. Ça n’a plus le même charme ni le
même goût d’antan. Il faut être à la page
et ne pas être à la traîne avec le reste du
monde», a-t-il révélé. «De plus, avec
le recul, je crois que fêter Noël comme
nous le faisions avant en famille ne
correspond pas à mes croyances. Même
si nous le faisions sans arrière-pensée
religieuse», a-t-il reconnu.
MANQUE D’ENGOUEMENT
Ces derniers jours, sur les réseaux so-
ciaux, des internautes faisaient des com-
mentaires à travers lesquels ils appellent
leurs «frères» à ne pas succomber à la
tentation de célébrer les fêtes de Noël
et du nouvel an. La raison ? Pour ces
internautes, invoquant des hadiths du
Prophète Mohammed (QSSSL), en
fêtant ces événements, cela équivaudrait
à s’assimiler aux chrétiens. Ce qui serait
contraire aux recommandations du Pro-
phète. Pour Mohamed Y., gérant d’une
boulangerie-pâtisserie, à Alger-Centre,
le public algérois ne manifeste plus le
même engouement pour l’achat des
gâteaux et des friandises, pour les fêtes
de fin d’année. L’érosion du pouvoir
d’achat, les innombrables problèmes
auxquels est confronté le citoyen lamb-
da chaque jour, sont pour beaucoup,
selon notre interlocuteur, dans cette
désaffection. «Avant, en prévision du
mois de décembre, on se préparait des
mois à l’avance pour marquer l’événe-
ment comme il se doit pour satisfaire le
client. Ce n’est plus le cas maintenant»,
indique Mohamed Y. «On vend certes
toujours des gâteaux à l’occasion du
nouvel an. Mais la différence est très mi-
nime avec les autres mois de l’année»,
a-t-il ajouté. Pourtant son magasin offre
une pléthore de gâteaux de toutes sortes.
Du chocolat spécial, mélangé aux aman-
des, des friandises pour cette occasion.
Mais les bourses des citoyens peuvent
à peine tenir pour oser s’offrir ce luxe
digne des pays au niveau de vie «élevé».
Meziane Cheballah
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