Je reviens sur un sujet qui fait parler ,suite à un défilé du premier mai , des pages de blogs qui me dérangent et des mails en circulation virale . La lecture de cette page me fait sourire
"La rue se remplit à vue d’œil. "On va être au moins 100.000 !",
s’enflamme déjà Colette, une retraitée de l’Oise qui ne rate pas un
défilé du FN "depuis au moins 20 ans". On se calme Colette, la
préfecture de police parle de 5.300 personnes présentes quand le FN en
revendique 20.000. Partout, les drapeaux français et anti-européens -
distribués gracieusement par le FN - s’agitent. La Marseillaise
retentit. Une fois, deux fois, trois fois, puis laisse la place aux
vieux classiques du défilé frontiste du 1er mai : "Bleu, blanc, rouge !
La France aux Français", "on est chez nous", "ni droite, ni gauche,
Front national". par ce que je sens de l'ironie dans le texte "
Et Jean-Marie Le Pen arrive…"C’est la première fois que je le
vois en vrai", s’excite un jeune homme, casquette vissée sur la tête.
"Il est encore bien pour son âge", rougit une femme."(...)On baille. Les premières gouttes de pluie font leur apparition.(...) Mais les fines gouttes de pluies deviennent des trombes. Son discours, convenu, ne suffit pas à retenir des militants trempés. La place de l’Opéra se vide petit à petit."
La pluie a eu facilement raison d'un groupe de militants convaincus ou prêts à l'être ; cela semble facile de provoquer leur débandade mais celà n'est qu'une apparence car ces gens là (3 premières strophes ) ont gagné des mairies aux dernières municipales , plus qu'il n'en faudrait pour que l'on s'inquiète .
J'ai lu un reportage sur Marseille après le vote de mi-avril ; ils sont nombreux à avoir voté pour ce parti y compris dans les "quartiers" non pas pour "la France aux français " mais pour tenter de s'assurer la garantie de garder ce qu'ils ont . Un vote frileux qui s'appuie sur la crainte de demain et la peur de l'autre , du chômage et de la délinquance ... sur des arguments qui ont fait le lit du IIIème Reich en Allemagne .
C'est un vote qui marque l'aspiration à conserver des acquis , pas un vote dénotant une volonté de changer les choses pour améliorer la situation du plus grand nombre .
Un vote que me fait penser aux partisans de l'OAS à la fin de l'Algérie française , un vote qui veut garantir un statu quo sans prendre en compte l'ensemble de la situation .
Ceux qui votent "bleu , blanc" m'inquiètent peut être moins que ceux qui se disent chrétiens ou socialistes et diffusent par le biais des courriels des "informations" qui stigmatisent les maghrébins et les chômeurs qui le restent longtemps (dans un même paquet evidemment ) , les roms , les musulmans donc les syriens fuyant la guerre , les noirs (y compris ceux de la Réunion ou des Antilles par ce qu'on ne sait pas à les voir qu'ils sont français -plus que moi -), les turcs et les kurdes (dans un même paquet aussi quelque soit leur antagonisme ) , les jeunes des "quartiers " surtout ceux des ZSP ... Ceux là m'inquietent par ce qu'ils n'affichent pas la couleur et font circuler de quoi alimenter les peurs et les revendications de toujours plus .
Je remarque aussi une incohérence de raisonnement ; ceux qui défilent au non de "la France aux français " sont -idéologiquement parlant - liés à ceux qui refusaient il y a 50 ans "l'Algérie aux algériens " et leur démarche relève à mes yeux du repli identitaire alors même qu'ils fustigent d'autres replis identitaires .
De toute façon , ouvrons les yeux : la France n'est pas aux français
La France n'est pas aux français par ce que nombreux sont les
français (de nationalité française ) qui peinent à y trouver leur
place , qui sont la cible d'ostracismes divers tandis que des ressortissants étrangers riches d'argent ont acheté des villages vidés de leurs habitants par une émigration intérieure des campagnes vers les villes (accentuant souvent leur pauvreté ), achètent des entreprises , des hôtels , des résidences luxueuses .
L'argent étalé des maffieux russes ou celui des musulmans fortunés du Golfe fait que ces étrangers là n'effrayent pas ; bien au contraire ils sont accueillis avec bienveillance plus sans doute que Kadhafi ne le fut à l'Elysée .
Mon affirmation s'appuie aussi sur une interrogation : je ne sais pas à partir de quand , de combien de
générations , un individu de nationalité française est considéré
français de souche .
Ne me dîtes pas que rétablir le droit
du sang pour remplacer le droit du sol clarifierait la situation car
il y avait alors plusieurs procédures qui permettaient la
naturalisation française .
Je peux prendre l'exemple de ma mère
Gisèle Dine Annette AMBROSIANO née de Giani AMBROSIANO , italien ,
et de Marie Augustine GUILLOT native de Samoëns . Elle fut donc
italienne jusqu'à sa naturalisation demandée à sa majorité .
Une
chose est sûre c'est que cette dame ne se sentait pas italienne
quoiqu'en disent ses papiers d'identité ,qu'elle avait honte
d'être "de la colonie italienne " , de faire partie de ritals , dans les années 50 quand ceux ci
furent nombreux à venir ce ce côté ci des Alpes pour y travailler .
Son
père était venu à la fin des années 20 pour fuir les embocages
d'huile de ricin pratiqués par les fascistes à l'encontre de ceux
qui n'adhéraient pas aux proclamation des théories du Duce .
L'immigration
de son père et de sa famille était , pour elle , à dissocier
des immigrations ultérieures à la seconde guerre mondiale , moins
nobles .
A son sujet je pourrais dire que la France a été
la terre d'élection d'une italienne par papiers née en France au
début du mois de mai 1936. Ma mère était française de sentiment et de
raison , se sentait française bien plus sans doute que sa propre
mère ou que sa fille .
Moi je suis savoyarde avant d'être française par ce que je suis attachée à cette région et peut m'importe qu'elle soit française . Elle aurait tout aussi bien pu être italienne si elle n'avait pas été donnée à la France en échange de l'aide des armées de Napoléon III contre l'Autriche .
Je ne me sentirais pas italienne pour autant et ce d'autant plus que l'Unité Italienne est une affaire récente qui rallie sous un même drapeau des populations de sensibilité différentes .
Le réferendum de 1860 aurait tout aussi bien pu me faire naître Suisse car le Faucigny a beaucoup voté pour le rattachement à Genève .
Je suis donc savoyarde tout comme ma cousine est languedocienne .... dans l'âme .
Je suis française sur le papier mais dans l'esprit cet "échelon " est quasi virtuel : je suis d'ici et un humain parmi tous les autres avec davantage de liens vers le Maghreb (ou la Turquie ) qu'avec des gens de l'Est ou du Nord de la France . Par ce que j'ai été amenée à rencontrer davantage les uns que les autres , par ce que mon éducation me fait partager plus de valeurs avec une amie Alevi qu'avec un ouvrier ch'ti .
Et si je regarde le défilé du 14 juillet c'est uniquement pour voir passer les Diables Bleus .
La France n'est pas aux français ne serait que par certains qui ont des papiers attestant de leur nationalité française se comportent comme des gougnafiers dans les transports en commun , les espaces publics .
Je repense à cette femme d'une trentaine d'années avec qui j'ai eu une algarade l'an dernier ; comme je lui demandais de me laisser une place assise reservée elle m'a pris à parti en criant au racisme et en brandissant sa nationalité française , essayant de me coller sur le dos une accusation pour délit de faciès.
Pour elle être français m'a paru être synonyme d'avoir des droits et d'avoir le droit de ne pas respecter ceux d'autrui (le mien en l'occurence )La nationalité n'avait rien à voir dans l'affaire mais pour ne pas avoir à se déplacer -alors qu'elle était valide et que je le suis moins - elle a déplacé ce qui était en question réellement vers une position où ele se sentait en force car accuser quelqu'un de raciste est un moyen de le rendre coupable par principe aux yeux d'autrui.
Je pense aussi à ces jeunes gens qui parlent fort dans leurs portables ou qui font brailler leurs balladeurs sans tenir compte ni des autres voyageurs ni du chauffeur , à ceux et celles qui scolarisés ici et parlant couramment le français s'interpellent en arabe avec force " in ch'Allah ", celles pour qui le port du foulard est davantage lié à une revendication de la visibilité d'une appartenance communautaire qu'à l'expression de leur foi .(Porter le hidjab avec une certaine arrogance et se farder n'est pas respecter les indications coraniques .)
Non , la France n'est pas à ces français là .
Elle est davantage la terre de ceux et celles ,de nationalité étrangère ou apatrides , qui ont en eux l'esprit des Lumières; elle est davantage leur terre que celle d'individus beuglant "la France aux français " derrière une effigie de Jeanne d'Arc .
hors polémique : https://www.youtube.com/watch?v=tYmZZgiiZLI#t=1288
pour un portrait démographique de la France
samedi 3 mai 2014
lundi 24 mars 2014
Politiciens et politique
La page du bismuth est de plus en plus consultée
En bref c'est un métal très mauvais conducteur ; voilà peut être pourquoi il courre
il a une susceptibilité magnétique quasi nulle ; c'est préférable au moment des élections (on peut dire que ce n'est pas soi qu'il faut remettre en cause mais le parti )
On en fait des fusibles du genre qui font sauter les autres
Il est toxique c'est pourquoi il n'est plus utilisé qu'en oligo thérapie
On s'en servait pout traiter les ulcères gastriques bien qu'il en ait donné à plus d'un
id pour les maux de ventre : diarrhée , constipation , colite car on l'a cru bon à tout faire jusqu'à ce que les médecins se rendent compte qu'il était responsable d'intoxications , de neuropathies potentiellent mortelles comme la peste .
Son ingestion provoque "tremblements, désorientation, agitation, troubles de la mémoire, état confusionnel, hallucinations, convulsions."
Elle était recommandée pour traiter la syphilis sans tuer le sujet mais chut !..... on évite de parler de chancre mou à propos de certaines véroles
Ceci s'explique par une histoire d'écoutes téléphoniques et de télephones achetés sous un faux nom , comme les gangsters, de téléphones à usage unique peut être
http://www.slate.fr/story/84469/bismuthator-nicolas-sarkozy-paul-bismuth-generateur
j'aime ce genre d'ironie ; il aurait pu choisir un nom anodin mais non ; il a fallu qu'il use du nom d'un homme bien vivant , ami de son avocat, porteur du nom de Bismuth , élément chimique dont les proprietés se prêtent au jeu , aux suggestions
dimanche 9 mars 2014
devoir de vacances
".... pour le lundi de la rentrée rédiger en anglais un slam autour du mot dollar "
Moi le dollar je m'en moque et l'anglais je m'en dispense , monnaie is money et le slam est une forme d'expression que j'ai aimé en découvrant "grand corps malade " .
C'est l'idée , le thème qui m'a plu à l'énoncé de la consigne
tu te dis qu't'es un homme libre
pas prisonnier d'une famille , d'un métier
Moi quand tu parles ça m'fais rigoler
pour t'habiller, pour voyager, pour te laver , pour manger il faut du fric
you need dollar , millions d' dinars , des roubles au pays "y'a pas d'troubles "
pour boire , pour dormir et même pour pisser en toute légalité
il faut du fric dans la ville
si pas d'fric faut t'faire la bile
si pas d'fric pas de vie ici autorisée
la loi te dit de pas vivre nu comme un indien d'Amazonie
que t'as pas l'droit d'piquer les pommes dans l'parc
pas plus que les fleurs for your love
pour manger t'as les oeuvres de charité
faut écouter la Bible pour bouffer
et si tu n'veux pas de leur caté appliqué en pitié tu peux crever
se coucher dans l'herbe c'est interdit
et sur un banc c'est pas permis
faut rester assis
pour pioncer le trottoir n'y pense même pas
les rats y ont droit
mais pas toi
l'eau coule aux fontaines ; faut regarder ; juste regarder
pas toucher
voir sans boire
et surtout te n'te laves pas ... c'est sale
même quand on crève il faut du fric
quand t'es clamsé faut t'enterrer , c'est obligé
t'as pas l'droit d'rester sans payer
ici mort ou vif il faut du fric pour stationner
Tu rêves de sortir de la ville ..
peut être qu'ailleurs c'est autrement
qu'on est pas obligé de suivre une file
que l'fric tu peux t'en passer
que le voisin est souriant
Alors tu marches , tu marches , et quand tu peux plus
tu vois que pour te déplacer faut payer
pour te poser faut payer
faut du fric pour t'en aller loin des quartiers
Quand t'es dehors si dehors tu as trouvé
n'regarde pas les pommes ; gaffe au fermier
n'pense pas dormir au poulailler
comme un renard tu s'ras dézingué
n'pense pas que d'l'aide tu peux demander
i'n' causent pas avant de flinguer
t'as pas d'fric , t'es mal fringué , tu peux te sucrer
rien que pour t'asseoir loin d'leurs rosiers
T'as pas d'sous ,
t'es rien du tout
Des fermes rénovées à coup de fric comme béton injecté
pour se vacciner , s'immuniser ,vouloir être protégé
contre celui qui imagine qu'il n'est pas besoin de se cacher
même si il ne paye pas de mine
qui ne compte pas sur l'argent pour faire son bonheur
et pour qui fortune ne veux pas dire honneur
faut t'en éloigner
si t'as pas d'fric
si t'as pas d'fric
gare aux coups de trique
aux appels à la maréchaussée
L'eau de la rivière c'est plus pour t'abreuver
touche pas , c'est pollué
Pour boire , la bouteille il faut payer
pour te laver allonge la monnaie
Pas d'armée du salut , de prière contre une soupe
même si t'étais devenu prêt à céder pour une lampée
là aussi tu ne peux pas rester sans fric
faut t' cacher si t'as pas l'sou
vivre en homme libre .... tu m'fais rigoler
du premier réveil au dernier sommeil
sur cette Terre qu'on a malformée
faut du fric , des sous , d'l'oseille
des pièces et des billets pour que le droit de subsister nous soit donné
Si t'en as pas tu peux t'illusionner , croire à un ailleurs où tu pourras échapper
aux pièges des financiers , des banquiers , des épiciers
t'as le droit de rêver
ça coûte rien
t'as le droit de rêver
quand tu te débats pour pas crever comme ça
ça les fait rire et engraisser
Le Paradis on l'a perdu
Y'en a qui disent "c'est la faute d'Eve nue "
mais le problème n'est pas tant l'arbre de la connaissance
que le serpent cherchant reconnaissance ,
rampant dans les ronces de la puissance
aux épines de finance
y'a les charognards qui veulent du pouvoir autrui écraser
les cafards qui des débris veulent profiter .
des vautours qui se font voir aigles
comme des cancrelats qui montrent leurs ailes et se disent papillons
y ' n'e veulent que te vendre un parc d'attractions
où tout se paye
Prisonnier ou geolier dans ce monde t'es enfermé
C'est une bulle où tu t'efforces de respirer sans expirer
une bulle qui ne peut crever sans t'étouffer
et qui pour rester gonflée exige que du fric tu fasses circuler
pour avoir l'air d'exister
Cornélius
Moi le dollar je m'en moque et l'anglais je m'en dispense , monnaie is money et le slam est une forme d'expression que j'ai aimé en découvrant "grand corps malade " .
C'est l'idée , le thème qui m'a plu à l'énoncé de la consigne
des-sous de la vie
tu te dis qu't'es un homme libre
pas prisonnier d'une famille , d'un métier
Moi quand tu parles ça m'fais rigoler
pour t'habiller, pour voyager, pour te laver , pour manger il faut du fric
you need dollar , millions d' dinars , des roubles au pays "y'a pas d'troubles "
pour boire , pour dormir et même pour pisser en toute légalité
il faut du fric dans la ville
si pas d'fric faut t'faire la bile
si pas d'fric pas de vie ici autorisée
la loi te dit de pas vivre nu comme un indien d'Amazonie
que t'as pas l'droit d'piquer les pommes dans l'parc
pas plus que les fleurs for your love
pour manger t'as les oeuvres de charité
faut écouter la Bible pour bouffer
et si tu n'veux pas de leur caté appliqué en pitié tu peux crever
se coucher dans l'herbe c'est interdit
et sur un banc c'est pas permis
faut rester assis
pour pioncer le trottoir n'y pense même pas
les rats y ont droit
mais pas toi
l'eau coule aux fontaines ; faut regarder ; juste regarder
pas toucher
voir sans boire
et surtout te n'te laves pas ... c'est sale
même quand on crève il faut du fric
quand t'es clamsé faut t'enterrer , c'est obligé
t'as pas l'droit d'rester sans payer
ici mort ou vif il faut du fric pour stationner
Tu rêves de sortir de la ville ..
peut être qu'ailleurs c'est autrement
qu'on est pas obligé de suivre une file
que l'fric tu peux t'en passer
que le voisin est souriant
Alors tu marches , tu marches , et quand tu peux plus
tu vois que pour te déplacer faut payer
pour te poser faut payer
faut du fric pour t'en aller loin des quartiers
Quand t'es dehors si dehors tu as trouvé
n'regarde pas les pommes ; gaffe au fermier
n'pense pas dormir au poulailler
comme un renard tu s'ras dézingué
n'pense pas que d'l'aide tu peux demander
i'n' causent pas avant de flinguer
t'as pas d'fric , t'es mal fringué , tu peux te sucrer
rien que pour t'asseoir loin d'leurs rosiers
T'as pas d'sous ,
t'es rien du tout
Des fermes rénovées à coup de fric comme béton injecté
pour se vacciner , s'immuniser ,vouloir être protégé
contre celui qui imagine qu'il n'est pas besoin de se cacher
même si il ne paye pas de mine
qui ne compte pas sur l'argent pour faire son bonheur
et pour qui fortune ne veux pas dire honneur
faut t'en éloigner
si t'as pas d'fric
si t'as pas d'fric
gare aux coups de trique
aux appels à la maréchaussée
L'eau de la rivière c'est plus pour t'abreuver
touche pas , c'est pollué
Pour boire , la bouteille il faut payer
pour te laver allonge la monnaie
Pas d'armée du salut , de prière contre une soupe
même si t'étais devenu prêt à céder pour une lampée
là aussi tu ne peux pas rester sans fric
faut t' cacher si t'as pas l'sou
vivre en homme libre .... tu m'fais rigoler
du premier réveil au dernier sommeil
sur cette Terre qu'on a malformée
faut du fric , des sous , d'l'oseille
des pièces et des billets pour que le droit de subsister nous soit donné
Si t'en as pas tu peux t'illusionner , croire à un ailleurs où tu pourras échapper
aux pièges des financiers , des banquiers , des épiciers
t'as le droit de rêver
ça coûte rien
t'as le droit de rêver
quand tu te débats pour pas crever comme ça
ça les fait rire et engraisser
Le Paradis on l'a perdu
Y'en a qui disent "c'est la faute d'Eve nue "
mais le problème n'est pas tant l'arbre de la connaissance
que le serpent cherchant reconnaissance ,
rampant dans les ronces de la puissance
aux épines de finance
y'a les charognards qui veulent du pouvoir autrui écraser
les cafards qui des débris veulent profiter .
des vautours qui se font voir aigles
comme des cancrelats qui montrent leurs ailes et se disent papillons
y ' n'e veulent que te vendre un parc d'attractions
où tout se paye
Prisonnier ou geolier dans ce monde t'es enfermé
C'est une bulle où tu t'efforces de respirer sans expirer
une bulle qui ne peut crever sans t'étouffer
et qui pour rester gonflée exige que du fric tu fasses circuler
pour avoir l'air d'exister
Cornélius
vendredi 31 janvier 2014
Toit et moi
Il est fréquent qu'un réseau social sur le net me permette de faire des découvertes , d'apprendre un peu sur le monde qui nous entoure .
Google + est souvent le point de départ d'une recherche pour un fait d'actualité ou un mot de vocabulaire, un morceau de musique;des liens m'envoient sur des sites auxquels je ne me serais jamais connectée faute de les connaître
Le premier exemple qui me vient à l'esprit est celui du signe#
qui pour moi était "dièse" ; j'ai fait le lien entre le mot hashtag et ce symbole dont j'avais compris qu'il correspondait à des informations ou commentaires liés à un mot clé en interrogeant la personne qui utilisait ce terme dans son billet .Certains auraient pu ignorer ma question mais elle , elle a éclairé ma lanterne .
Avec le mot "steampunk" j'ai découvert - ouvert la porte d'un univers artistique complexe ,fantasmagorique avec des objets , des dessins ou une architecture superbes
Aujourd'hui c'est Facebook qui m'a entraînée ailleurs ; les affiches de Pierre Frankel m'ont fait un clin d'oeil à partir de la page du cinéma l'astrée
Jeux avec les maux et les mots de tous les jours
Cette image
m'a renvoyée au lien ci dessous et à un article de "courrier international" dont le sujet est l'hébergement des sans abris
http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/24/une-petite-maison-qui-voit-grand
"parquée entre deux voitures, trône la plus petite maison de la capitale allemande. A première vue, ce conteneur noir de 4 mètres carrés posé sur une remorque a plutôt l’air d’une camionnette de livraison. Sur son toit, une demi-coupole à laquelle on accède par une échelle située sur le côté du conteneur : bienvenue dans la chambre à coucher de l’Unreal Estate House [jeu de mots construit sur l’anglais real estate, qui signifie “immobilier”, et unreal, “irréel”].

Au rez-de-chaussée, on peut faire tenir 4 adultes debout. Pas un de plus. Mais on y fait aussi tenir tout ce dont une maison a besoin. A gauche, un coin cuisine avec un réchaud à gaz portatif. Une planche de bois qui va jusqu’à la paroi opposée sert de table. Lorsqu’on la relève, on découvre des toilettes mobiles et un trou pour l’évacuation de l’eau de la douche. Le réservoir d’eau est accroché au plafond. Les deux portes coulissantes en Plexiglas qui composent la paroi avant de l’Unreal Estate House offrent à ses occupants une vue imprenable sur le Landwehrkanal. Cette maison miniature est toutefois encore en travaux : sa chambre à coucher prend l’eau et ses équipements intérieurs doivent être vissés et vérifiés.
http://www.paperblog.fr/5856623/une-maison-steampunk-sur-roues/http://www.paperblog.fr/5856623/une-maison-steampunk-sur-roues/
http://actu.orange.fr/une/a-strasbourg-des-architectes-creent-un-abri-d-urgence-pour-sdf-afp-s_2796908.html
Google + est souvent le point de départ d'une recherche pour un fait d'actualité ou un mot de vocabulaire, un morceau de musique;des liens m'envoient sur des sites auxquels je ne me serais jamais connectée faute de les connaître
Le premier exemple qui me vient à l'esprit est celui du signe#
qui pour moi était "dièse" ; j'ai fait le lien entre le mot hashtag et ce symbole dont j'avais compris qu'il correspondait à des informations ou commentaires liés à un mot clé en interrogeant la personne qui utilisait ce terme dans son billet .Certains auraient pu ignorer ma question mais elle , elle a éclairé ma lanterne .
Avec le mot "steampunk" j'ai découvert - ouvert la porte d'un univers artistique complexe ,fantasmagorique avec des objets , des dessins ou une architecture superbes
Aujourd'hui c'est Facebook qui m'a entraînée ailleurs ; les affiches de Pierre Frankel m'ont fait un clin d'oeil à partir de la page du cinéma l'astrée
Jeux avec les maux et les mots de tous les jours
Cette image
m'a renvoyée au lien ci dessous et à un article de "courrier international" dont le sujet est l'hébergement des sans abris
http://www.courrierinternational.com/article/2013/12/24/une-petite-maison-qui-voit-grand
"parquée entre deux voitures, trône la plus petite maison de la capitale allemande. A première vue, ce conteneur noir de 4 mètres carrés posé sur une remorque a plutôt l’air d’une camionnette de livraison. Sur son toit, une demi-coupole à laquelle on accède par une échelle située sur le côté du conteneur : bienvenue dans la chambre à coucher de l’Unreal Estate House [jeu de mots construit sur l’anglais real estate, qui signifie “immobilier”, et unreal, “irréel”].

Au rez-de-chaussée, on peut faire tenir 4 adultes debout. Pas un de plus. Mais on y fait aussi tenir tout ce dont une maison a besoin. A gauche, un coin cuisine avec un réchaud à gaz portatif. Une planche de bois qui va jusqu’à la paroi opposée sert de table. Lorsqu’on la relève, on découvre des toilettes mobiles et un trou pour l’évacuation de l’eau de la douche. Le réservoir d’eau est accroché au plafond. Les deux portes coulissantes en Plexiglas qui composent la paroi avant de l’Unreal Estate House offrent à ses occupants une vue imprenable sur le Landwehrkanal. Cette maison miniature est toutefois encore en travaux : sa chambre à coucher prend l’eau et ses équipements intérieurs doivent être vissés et vérifiés.
http://www.paperblog.fr/5856623/une-maison-steampunk-sur-roues/http://www.paperblog.fr/5856623/une-maison-steampunk-sur-roues/
http://actu.orange.fr/une/a-strasbourg-des-architectes-creent-un-abri-d-urgence-pour-sdf-afp-s_2796908.html
jeudi 30 janvier 2014
Turambo
Les anges meurent de nos blessures de Yasmina Khadra , un roman qui a été éreinté par certains critiques et s’est retrouvé dans la liste des «cadeaux à ne pas faire pour Noel» publiée par je ne sais plus quel journal;quand j’ai lu l’article je venais de l’acheter en prévision d’une hospitalisation programmée car c’est un auteur que j’aime lire et cela m’a fait craindre une possible déception .
Sans raison
Ce roman se range séparément des autres livres de l’auteur : ni autobiographie romancée ni roman policier mettant en scène l’Algérie d’il y a 20 ans entre attentats et activités souterraines de ceux qui détiennent finances et pouvoir pas plus que récit qui s’appuie sur
des réalités politiques telles que les attentats en Israel et la vie de palestiniens , les talibans en Afghanistan ,les activités de mouvements terroristes dans lesquels s’engagent certains de ses personnages et que d’autres de ses personnages subissent , les mouvances FIS-GIA dans l’Algérie des" années de plomb»
L’histoire a pour cadre l’Algérie des années 1920-1930 ;c’est celle d’un gamin indigène amené à la boxe par un rêve de meilleure fortune et les ambitions de certains de ceux qui constituent son entourage .
Les différents niveaux de langage relevés comme des incongruités par certaines critiques ne m’ont pas heurtée et sauf dans l’envolée des dernières pages le texte est en adéquation avec ce que pourrait raconter un personnage 60 ans après les faits et après une vie de lectures et de reflexion .
La ségrégation entre les différents occupants de l’Algérie de l’entre deux guerres et les rapports de ceux ci les uns avec les autres , voilà sans doute le thème central développé dans ce roman tout en contant une vingtaine d’années de la vie d’un gamin qui devient célèbre presque «à l’insu de son plein gré «
Les femmes et leurs relations avec les hommes ,les «araberbères» (néologisme de Yasmina Khadra ) entre eux , avec les autochtones issus de l’immigration ,ou avec le «gratin» des colons , les musulmans et les chrétiens ou les juifs ,la guerre et ses conséquences à l’échelle humaine sont d’autres élements de la trame de ce roman qui pose in fine la question du droit et des possibilités d’un individu à agir selon ses convictions , en tenant compte de ses émotions non obstant le pouvoir lié à l’argent qui use de ses possibilités de contraindre pour maintenir ses positions et favoriser ses ambitions .
En écrivant ceci l’expression « droit d’un peuple à l’auto détermination» m’est venue à l’esprit ; ce roman serait il une métaphore ?
http://www.lexpress.fr/culture/livre/yasmina-khadra-poings-durs-coeurs-tendres_1283557.html
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20131220.OBS0371/13-livres-a-ne-pas-offrir-pour-noel.html
Sans raison
Ce roman se range séparément des autres livres de l’auteur : ni autobiographie romancée ni roman policier mettant en scène l’Algérie d’il y a 20 ans entre attentats et activités souterraines de ceux qui détiennent finances et pouvoir pas plus que récit qui s’appuie sur
des réalités politiques telles que les attentats en Israel et la vie de palestiniens , les talibans en Afghanistan ,les activités de mouvements terroristes dans lesquels s’engagent certains de ses personnages et que d’autres de ses personnages subissent , les mouvances FIS-GIA dans l’Algérie des" années de plomb»
L’histoire a pour cadre l’Algérie des années 1920-1930 ;c’est celle d’un gamin indigène amené à la boxe par un rêve de meilleure fortune et les ambitions de certains de ceux qui constituent son entourage .
Les différents niveaux de langage relevés comme des incongruités par certaines critiques ne m’ont pas heurtée et sauf dans l’envolée des dernières pages le texte est en adéquation avec ce que pourrait raconter un personnage 60 ans après les faits et après une vie de lectures et de reflexion .
La ségrégation entre les différents occupants de l’Algérie de l’entre deux guerres et les rapports de ceux ci les uns avec les autres , voilà sans doute le thème central développé dans ce roman tout en contant une vingtaine d’années de la vie d’un gamin qui devient célèbre presque «à l’insu de son plein gré «
Les femmes et leurs relations avec les hommes ,les «araberbères» (néologisme de Yasmina Khadra ) entre eux , avec les autochtones issus de l’immigration ,ou avec le «gratin» des colons , les musulmans et les chrétiens ou les juifs ,la guerre et ses conséquences à l’échelle humaine sont d’autres élements de la trame de ce roman qui pose in fine la question du droit et des possibilités d’un individu à agir selon ses convictions , en tenant compte de ses émotions non obstant le pouvoir lié à l’argent qui use de ses possibilités de contraindre pour maintenir ses positions et favoriser ses ambitions .
En écrivant ceci l’expression « droit d’un peuple à l’auto détermination» m’est venue à l’esprit ; ce roman serait il une métaphore ?
http://www.lexpress.fr/culture/livre/yasmina-khadra-poings-durs-coeurs-tendres_1283557.html
http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20131220.OBS0371/13-livres-a-ne-pas-offrir-pour-noel.html
mardi 7 janvier 2014
genetique et environnement
http://www.huffingtonpost.fr/ariane-giacobino/transmission-genes-epigenetique_b_1879797.html
HÉRÉDITÉ - Il y avait la transmission classique de traits et caractères héréditaires, l'histoire de Gregor Mendel, le moine du XIXe siècle étudiant des pois colorés, et par cela, définissant les lois de l'hérédité.

Diagramme des 7 phénotypes du pois observés par Gregor Mendel
Mais depuis peu, on comprend que l'environnement peut modifier le degré de fonctionnement des gènes, sans en changer la séquence ADN. Il ne s'agit plus de génétique et de mutations, mais d'épigénétique.
La modification épigénétique
à l'heure actuelle la mieux caractérisée, est une modification chimique
de l'ADN qui change son degré de "lisibilité", donc permet ou non le
fonctionnement des gènes concernés.
Le fonctionnement des gènes peut varier selon les changements dans l'environnement. Et en plus, ces modifications sont transmissibles au travers des divisions cellulaires, mais aussi, pour certaines, au travers de quelques générations.
L'histoire des pois s'en trouve donc bien compliquée: l'environnement sous toutes ses formes, ou presque, semble pouvoir être traduit en modulation de fonctionnement des gènes.
Un imbroglio génético-épigénétique...
On
explore alors l'effet de l'environnement, sous forme de polluants, de
stress psychologique, d'alimentation, de mode de vie et autres, sur ces marques chimiques dans le génome.
Mais c'est la perplexité, lorsque les premières études sur les rongeurs rapportent, en 2005, des modifications épigénétiques transgénérationnelles suivant certaines expositions à des toxiques. Après une exposition à un pesticide, on retrouve des traces épigénétiques jusqu'à 4 générations en aval. On prend alors la réelle mesure de la complexité du phénomène.
Moments d'effarement: va-t-on voir émerger beaucoup plus fréquemment certaines affections à cause du mode de vie de nos ancêtres, ou du notre? Le tabac, le DDT, les disrupteurs endocriniens... Subir les conséquences, bonnes ou mauvaises, de ce qu'on vit, c'est une chose. Mais risquer de les transmettre ensuite, c'en est une autre.
On pense à l'affaire du Distilbène, qui a récemment fait parler de ce type de problématique: non seulement les filles des femmes ayant pris du Distilbène pendant leur grossesse présentaient des malformations de l'utérus et autres problèmes, mais il était publié en 2011 par l'équipe de Charles Sultan à Montpellier, qu'à la génération suivante, les petits garçons présentaient bien plus fréquemment des malformations uro-génitales.
Une transmission mère-fils, alors que c'est la grand-mère qui a pris la substance? On évoque là aussi des modifications épigénétiques et leur transmission
.http://www.youtube.com/watch?v=bBp3JVLAudc
Du côté des neuroscientifiques, on y pense aussi
Le groupe de recherche de Michael Meaney, à l'université canadienne McGill, a publié en juillet 2012 dans les Archives of General Psychiatry, que les individus ayant subi des abus dans l'enfance présentaient des modifications épigénétiques spécifiques dans l'ADN extrait des neurones, pour différents gènes.
Une trace biologique d'un stress psychologique?
Cette même équipe avait déjà décrit que des différences dans comportement maternel, chez des rongeurs, pouvait modifier les marques épigénétiques de leurs bébés, dans des gènes impliqués dans la réponse au stress.
Un rôle des bons ou mauvais soins maternels sur le cerveau des bébés?
On voit apparaitre derrière ces hypothèses des raccourcis dangereux: il ne s'agit pas d'un destin mais d'une mesure d'une cause et d'une marque biologique, celle-ci heureusement démontrée réversible par ces mêmes travaux.
Faisant un pas de plus dans ces explorations, une équipe américaine publie en août 2012 dans la revue Biological Psychiatry,
que chez les souris, l'exposition au stress social durant une période
comparable à celle de l'adolescence chez l'humain, peut induire des
modifications durables du comportement (anxiété). Modification également
des taux d'hormone de réponse au stress (corticostérone).
On pouvait s'y attendre. Mais bizarrement, les mesures comportementales montrent que femelles exposées sont plus anxieuses que les mâles exposés. De plus, en explorant ensuite la descendance des souris, stressées ou non, une étonnante observation: une transmission de cet état anxieux à la génération suivante (2ème génération), mais uniquement aux femelles, et non aux mâles. Et encore à la génération suivante (3ème génération), seules les femelles manifestaient cet état anxieux.
Gregor Mendel (1822-1884)
Curieuse inégalité des sexes.
Un imbroglio génétique? Ou épigénétique? Ou comportemental? Difficile de comprendre. Car il faut encore ajouter que le fond génétique peut modifier la réponse épigénétique.
Quoi qu'il en soit, une notion essentielle à garder à l'esprit: les marques épigénétiques sont potentiellement transmissibles, mais aussi potentiellement réversibles. Une possible résilience biologique.
Alors n'entrons pas dans le raccourci dangereux de penser un déterminisme dicté par l'environnement: il y a justement une marge de manœuvre pour que les devenirs les plus divers soient toujours possibles.
HÉRÉDITÉ - Il y avait la transmission classique de traits et caractères héréditaires, l'histoire de Gregor Mendel, le moine du XIXe siècle étudiant des pois colorés, et par cela, définissant les lois de l'hérédité.
Mais depuis peu, on comprend que l'environnement peut modifier le degré de fonctionnement des gènes, sans en changer la séquence ADN. Il ne s'agit plus de génétique et de mutations, mais d'épigénétique.
Le fonctionnement des gènes peut varier selon les changements dans l'environnement. Et en plus, ces modifications sont transmissibles au travers des divisions cellulaires, mais aussi, pour certaines, au travers de quelques générations.
L'histoire des pois s'en trouve donc bien compliquée: l'environnement sous toutes ses formes, ou presque, semble pouvoir être traduit en modulation de fonctionnement des gènes.
Un imbroglio génético-épigénétique...
Mais c'est la perplexité, lorsque les premières études sur les rongeurs rapportent, en 2005, des modifications épigénétiques transgénérationnelles suivant certaines expositions à des toxiques. Après une exposition à un pesticide, on retrouve des traces épigénétiques jusqu'à 4 générations en aval. On prend alors la réelle mesure de la complexité du phénomène.
Moments d'effarement: va-t-on voir émerger beaucoup plus fréquemment certaines affections à cause du mode de vie de nos ancêtres, ou du notre? Le tabac, le DDT, les disrupteurs endocriniens... Subir les conséquences, bonnes ou mauvaises, de ce qu'on vit, c'est une chose. Mais risquer de les transmettre ensuite, c'en est une autre.
Une transmission mère-fils, alors que c'est la grand-mère qui a pris la substance? On évoque là aussi des modifications épigénétiques et leur transmission
.http://www.youtube.com/watch?v=bBp3JVLAudc
Du côté des neuroscientifiques, on y pense aussi
Le groupe de recherche de Michael Meaney, à l'université canadienne McGill, a publié en juillet 2012 dans les Archives of General Psychiatry, que les individus ayant subi des abus dans l'enfance présentaient des modifications épigénétiques spécifiques dans l'ADN extrait des neurones, pour différents gènes.
Une trace biologique d'un stress psychologique?
Cette même équipe avait déjà décrit que des différences dans comportement maternel, chez des rongeurs, pouvait modifier les marques épigénétiques de leurs bébés, dans des gènes impliqués dans la réponse au stress.
Un rôle des bons ou mauvais soins maternels sur le cerveau des bébés?
On voit apparaitre derrière ces hypothèses des raccourcis dangereux: il ne s'agit pas d'un destin mais d'une mesure d'une cause et d'une marque biologique, celle-ci heureusement démontrée réversible par ces mêmes travaux.
On pouvait s'y attendre. Mais bizarrement, les mesures comportementales montrent que femelles exposées sont plus anxieuses que les mâles exposés. De plus, en explorant ensuite la descendance des souris, stressées ou non, une étonnante observation: une transmission de cet état anxieux à la génération suivante (2ème génération), mais uniquement aux femelles, et non aux mâles. Et encore à la génération suivante (3ème génération), seules les femelles manifestaient cet état anxieux.
Curieuse inégalité des sexes.
Un imbroglio génétique? Ou épigénétique? Ou comportemental? Difficile de comprendre. Car il faut encore ajouter que le fond génétique peut modifier la réponse épigénétique.
Quoi qu'il en soit, une notion essentielle à garder à l'esprit: les marques épigénétiques sont potentiellement transmissibles, mais aussi potentiellement réversibles. Une possible résilience biologique.
Alors n'entrons pas dans le raccourci dangereux de penser un déterminisme dicté par l'environnement: il y a justement une marge de manœuvre pour que les devenirs les plus divers soient toujours possibles.
lundi 30 décembre 2013
c'est tellement ordinaire
"La vague" est un livre qu'il me semble urgent de lire et de faire lire
tout comme il me parait important de prendre connaissance de cet autre roman **
ou du film " guerrière " à propos duquel je viens de lire un article dans" rue 89."
Prendre conscience de ce que la haine sous couvert d'ordinaire est une maladie dangereuse est urgent
Elle s'est propagée masquée sous des voiles différents partout sur Terre et il faut être inconscient pour l' ignorer
"
On est contaminés par le Virus", dit El-Husseini. Son émission à lui n'a jamais eu autant de succès. "Peut-être qu'on est trop dans la merde pour s'élever au-dessus du lot, comme Bassem. Et s'il s'était réveillé avant les autres ?" Son regard se voile."
" Parfois, il se demande s'il n'est pas devenu un peu "fascisant". Il se dit que ce sont "les autres" qui l'y ont poussé, ces chaînes islamistes qui diffusaient des photomontages où il était pendu à un gibet. Un jour, il s'y attend, il faudra réapprendre à "communiquer avec ces gens-là". Il essaiera. La guerre sera finie alors, il sera débarrassé du Virus, et tout le pays aussi. Il paraît étonné quand on lui demande le nom de ce Virus. "Il s'appelle "la haine", bien sûr." "
http://www.huffingtonpost.fr/mohamed-tharwat-abdelhamid/bassem-youssef-egypte_b_3974436.html
Le film éponyme la liait a un espace marginal , celui d'une banlieue agitée par des émeutes , une banlieue où la violence est présente au jour le jour ,une violence faite par le quotidien à vivre qui induit la haine contre les représentants de l'ordre d'une France considérée par les jeunes mis en scène comme les méprisant .
Ces ouvrages (comme l'article cité ci dessus ) montrent à quel point elle est banale et peut être cachée là où on ne l'attend pas .
-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
** le diner :
"Le livre tourne alors autour de la question passionnante de la violence dans un monde civilisé. Koch s’en rapproche progressivement en s’enfonçant davantage dans les pensées de Paul et certaines scènes clés de sa vie. Comment cette violence est-elle contenue chez le narrateur et, par extension, chez presque tout le monde ? Quelles sont les phrases, les attitudes qui déclenchent cela ? L’auteur crée chez Paul une maladie psychique qu’il ne nomme pas. C’est étonnant. On serait tenté, si la fin du livre n’était pas aussi caricaturale, de penser que cette maladie nous concerne tous : la part chez l’homme qui peut toujours basculer du côté de la violence physique…"http://www.lacauselitteraire.fr/le-diner-hermann-koch
http://www.telerama.fr/livres/le-diner,70516.php
*** la vague :
En automne 1967, Ron Jones, un professeur d'histoire du lycée Cubberley à Palo Alto
(Californie), conduit une expérience avec sa classe. À l'occasion d'un cours sur le nazisme, un
de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre: "Comment le
peuple allemand pouvait-il ignorer le génocide des juifs? Comment les citadins, lescheminots, les enseignants, le corps médical, comment tout ce monde-là a-t-il pu revendiquer ne rien savoir des camps de concentration ? Comment des gens qui étaient les
voisins, et peut-être les amis des citoyens juifs, ont-il pu prétendre qu'ils n'avaient rien vu?”
Ron Jones décide alors, sur un coup de tête, de mener une expérience. Il instaure dans la
classe un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la
masse en un seul corps. Le mouvement est appelé "La troisième vague". À la grande surprise
du professeur, la classe réagit plutôt bien à la contrainte d'obéissance qui lui est imposée.
L'expérience, qui ne devait durer qu'une seul journée, va répandre son emprise sur l'école
toute entière. Les membres du mouvement commencent à s'espionner les uns les autres, et
les réfractaires se retrouvent stigmatisés et même tabassés. Au bout du cinquième jour, Ron
Jones est contraint de mettre un terme à l'expérience.
Cette histoire vraie a inspiré le roman de Todd Strasser, THE WAVE, qui est, depuis vingt ans,
un classique de la littérature de jeunesse et qui figure toujours au programme de
nombreuses écoles.
Commentaire de Todd Strasser à propos du succès scolaire de son roman: “Le plus important, c’est le message de cette histoire, qui doit servir à la fois de souvenir à propos de
ce qui s’est passé et d’un avertissement à propos de ce qui peut se reproduire.”
tout comme il me parait important de prendre connaissance de cet autre roman **
ou du film " guerrière " à propos duquel je viens de lire un article dans" rue 89."
Prendre conscience de ce que la haine sous couvert d'ordinaire est une maladie dangereuse est urgent
Elle s'est propagée masquée sous des voiles différents partout sur Terre et il faut être inconscient pour l' ignorer
"Quand leurs visages apparaissent sur l'écran, une pensée - toujours la même - traverse l'esprit de Youssef El-Husseini : "Pourvu qu'ils soient condamnés à la peine capitale." Pourvu qu'on les exécute, tous, le président égyptien Mohamed Morsi et ses ministres, le chef suprême des Frères musulmans et ses amis, tous ces islamistes qui viennent d'être jetés en prison après avoir été chassés du pouvoir par une sanglante intervention de l'armée, cet été. Alors, ce sera fini. L'Egypte redeviendra l'Egypte, son Egypte à lui.
Bien sûr, El-Husseini regrette immédiatement ce qu'il vient de dire. Il ne devrait même pas le penser. Mais comment s'en empêcher ? Et s'il était atteint du "Virus", lui aussi ? Le "Virus", c'est comme ça qu'il désigne cette maladie qui a saisi le pays cet été. El-Husseini fixe ses interlocuteurs droit dans les yeux, regard d'une candeur abrupte, visage plein et lisse, une séduction de présentateur télé. El-Husseini est d'ailleurs animateur d'une émission.""
On est contaminés par le Virus", dit El-Husseini. Son émission à lui n'a jamais eu autant de succès. "Peut-être qu'on est trop dans la merde pour s'élever au-dessus du lot, comme Bassem. Et s'il s'était réveillé avant les autres ?" Son regard se voile."
" Parfois, il se demande s'il n'est pas devenu un peu "fascisant". Il se dit que ce sont "les autres" qui l'y ont poussé, ces chaînes islamistes qui diffusaient des photomontages où il était pendu à un gibet. Un jour, il s'y attend, il faudra réapprendre à "communiquer avec ces gens-là". Il essaiera. La guerre sera finie alors, il sera débarrassé du Virus, et tout le pays aussi. Il paraît étonné quand on lui demande le nom de ce Virus. "Il s'appelle "la haine", bien sûr." "
http://www.huffingtonpost.fr/mohamed-tharwat-abdelhamid/bassem-youssef-egypte_b_3974436.html
Le film éponyme la liait a un espace marginal , celui d'une banlieue agitée par des émeutes , une banlieue où la violence est présente au jour le jour ,une violence faite par le quotidien à vivre qui induit la haine contre les représentants de l'ordre d'une France considérée par les jeunes mis en scène comme les méprisant .
Ces ouvrages (comme l'article cité ci dessus ) montrent à quel point elle est banale et peut être cachée là où on ne l'attend pas .
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** le diner :
"Le livre tourne alors autour de la question passionnante de la violence dans un monde civilisé. Koch s’en rapproche progressivement en s’enfonçant davantage dans les pensées de Paul et certaines scènes clés de sa vie. Comment cette violence est-elle contenue chez le narrateur et, par extension, chez presque tout le monde ? Quelles sont les phrases, les attitudes qui déclenchent cela ? L’auteur crée chez Paul une maladie psychique qu’il ne nomme pas. C’est étonnant. On serait tenté, si la fin du livre n’était pas aussi caricaturale, de penser que cette maladie nous concerne tous : la part chez l’homme qui peut toujours basculer du côté de la violence physique…"http://www.lacauselitteraire.fr/le-diner-hermann-koch
http://www.telerama.fr/livres/le-diner,70516.php
*** la vague :
En automne 1967, Ron Jones, un professeur d'histoire du lycée Cubberley à Palo Alto
(Californie), conduit une expérience avec sa classe. À l'occasion d'un cours sur le nazisme, un
de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre: "Comment le
peuple allemand pouvait-il ignorer le génocide des juifs? Comment les citadins, lescheminots, les enseignants, le corps médical, comment tout ce monde-là a-t-il pu revendiquer ne rien savoir des camps de concentration ? Comment des gens qui étaient les
voisins, et peut-être les amis des citoyens juifs, ont-il pu prétendre qu'ils n'avaient rien vu?”
Ron Jones décide alors, sur un coup de tête, de mener une expérience. Il instaure dans la
classe un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la
masse en un seul corps. Le mouvement est appelé "La troisième vague". À la grande surprise
du professeur, la classe réagit plutôt bien à la contrainte d'obéissance qui lui est imposée.
L'expérience, qui ne devait durer qu'une seul journée, va répandre son emprise sur l'école
toute entière. Les membres du mouvement commencent à s'espionner les uns les autres, et
les réfractaires se retrouvent stigmatisés et même tabassés. Au bout du cinquième jour, Ron
Jones est contraint de mettre un terme à l'expérience.
Cette histoire vraie a inspiré le roman de Todd Strasser, THE WAVE, qui est, depuis vingt ans,
un classique de la littérature de jeunesse et qui figure toujours au programme de
nombreuses écoles.
Commentaire de Todd Strasser à propos du succès scolaire de son roman: “Le plus important, c’est le message de cette histoire, qui doit servir à la fois de souvenir à propos de
ce qui s’est passé et d’un avertissement à propos de ce qui peut se reproduire.”
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