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mardi 23 février 2016

soirées lectures et cinéma

  J'ai  regardé ce soir " paradise now" (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paradise_Now) en DVD

et  je me suis remémoré  cet article croisé au hasard de facebook  juste avant le repas (1-)
http://www.lefigaro.fr/vox/religion/2016/02/19/31004-20160219ARTFIG00461-jean-birnbaum-on-ne-vaincra-pas-les-djihadistes-en-les-traitant-de-salopards.php
 paru au moment où  on se questionne  sur  l'éventualité qu'il y aurait eu  de pouvoir intervenir en amont des attentats terroristes de novembre 2015 et peut être même avant l'affaire Merah  http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/victimes-des-attentats-a-paris/terrorisme-les-attentats-de-13-novembre-et-celui-du-caire-en-2009-sont-ils-

 Et cette lecture vient de me renvoyer à un roman  , "Métamorphoses "  de  François Vallejo  achevé il y a quelques semaines .Y est évoqué le parcours d'un jeune doctorant en chimie converti à l'Islam  et son parcours  dans la mouvance islamiste . C'est le point de départ de cette histoire  qui  ne s'y limite pas .(2-)







De la mise en oeuvre de  l'islamisme post -moderne évoqué par J. Birnbaum  dans l'article référencé ci-dessus  pourrait découler un monde à l'image de celui  qui est raconté dans  2084  de Boualem Sansal   ou illustré  dans Habibi 








que j'ai trouvé être une splendeur  tant au niveau du récit que du dessin  où se mêle la calligraphie arabe .




1-"...Une espérance si puissante qu'elle emporte par milliers des jeunes du monde entier, capables de tout sacrifier en son nom. Il faut se rendre à l'évidence: le sentiment qui met les djihadistes en mouvement est moins la haine que l'enthousiasme ; l'élan qui précipite leur départ, c'est peut-être l'appétit de détruire, mais c'est aussi la quête de justice. Leur arme absolue, c'est l'espoir...."


2-"
akahama
akahama22 février 2016
  • Livres 5.00/5

Métamorphoses est un récit brillant par bien des aspects. le plus frappant d'entre eux est évidemment le caractère quasi-prophétique d'un texte publié trois ans avant les attentats de 2015 et l'identification d'individus à risque parmi une population de jeunes de la classe moyenne, diplômés, qu'on n'aurait pas imaginé voir partir faire le djihad. Au-delà de cela, l'interprétation du personnage principal, Alix est particulièrement bien réussie. La conversion de son demi-frère, Adam, est observée par une grande soeur angoissée et surprotectrice, la narratrice, qui se trouve particulièrement déstabilisée par ce qui arrive au sein de sa famille. Parfois agaçante, elle scrute les évolutions de son frère pour tenter de jouer auprès de lui le rôle que ses parents n'ont, selon son point de vue, pas tenu. Alix est un personnage vraisemblable dont le point de vue est donné pour ainsi dire en temps réel. Elle n'a pas le temps de prendre la distance qui pourrait être celle du journaliste ou du narrateur hétérodiégétique. La nouvelle de la conversion de son frère et sa progression vers un islam particulièrement ferme va bouleverser complètement sa représentation du monde et l'amener à s'interroger sur ses proches aussi bien que sur son propre parcours. de ce point de vue, la rhétorique d'Adam est particulièrement intéressante. Fanatisé, le jeune homme pose pourtant des questions pertinentes.
J'avais hésité avant de commencer ce livre, pas envie de lire un truc en rapport avec une actualité déprimante, avec la fièvre du terrorisme, avec l'impuissance et l'incompréhension ambiantes qui créent des jeux politiques rocambolesques. Au lieu de cela, j'ai trouvé avec bonheur une histoire intime sur les relations au sein de la famille, un récit solide et bien structuré, un écrivain de sexe masculin incarnant avec brio le point de vue d'une jeune femme ayant fait des concessions qu'elle ne peut s'avouer..."

dimanche 5 octobre 2014

l'arabe du futur




 de Riad Sattouf  est une biographie  sous forme de bande dessinée , d'un  roman graphique .


 


Riad Sattouf  nous fait visiter  un petit coin de la Libye de Kadhafi  puis un village du pays de Hafez El Hassad

 



avec son coup d'oeil d'hybride ; celui du fils  de père syrien  venu étudier en France et de mère  franco-bretonne qui suit son conjoint dans des conditions de vie locales .


 

 L'oeil est critique  sur  la Libye  avec  ses logements réservés aux  enseignants arabophones  ayant étudié en occident recrutés sur la base de salaires  confortables -qu'ils ne peuvent dépenser sur place  dans les magasins d'état- et de titres ronflants .

 


Abou Riad  , Abdel Razak  selon l'état civil, après 8 ans de thèse  refusa sur cette base un poste de maître assistant à Oxford pour un poste de maître  à Tripoli ; le choix  n'aurait certes pas été  le mien , ni celui sans doute de son épouse , mais il a  -sans  barguigner-  entraîné sa famille  mixte  dans  un immeuble d'une cité en construction abandonnée  où Riad a pu rencontrer un petit Yemenite et une jeune indienne  pour jouer .
La lecture du petit livre vert  modifié pour tenter de donner quelques raisons  à son épouse d'apprécier  le régime  de l'omniprésent  Kadhafi 



 




 ,les séries télévisées de personnages type Goldorak ( à l'époque où la télevision  algérienne -pays  ayant lui aussi des liens forts  avec l'URSS de l'époque - programmait  Grandaïzer =Goldorak )



 





 et la consommation de mûres  sont les principaux souvenirs du petit Riad .





  La naissance d'un petit frère  fut l'occasion d'un séjour dans la Bretagne maternelle auquel succeda bien vite un départ pour la région de Homs , Abou Riad  ayant décroché un poste de maître-assistant à Damas .

La vie au village  natal  du père de Riad  occupe les 2/5 du roman  entre  relation des conditions de vie  liées à la politique de Hafez El Hassad  , récit des relations  familiales  et de la découverte  de l'espace dans lequel  le petit Riad  va continuer à grandir .

Si quelques pages évoquent la ville de Homs  c'est surtout pour évoquer la censure gouvernementale  ,  les difficultés d'approvisionnement

 

 (entre magasins vides, l'absence de médicaments  et les souks  où se vendent des produits de mauvaise qualité )



 Quelques pages font réference aux avantages des alaouites  devenus des parvenus  faisant étalage des richesses captées  depuis  la prise du pouvoir par Hafez Al Hassad .

 L'essentiel du récit se déroule au village



entres affaires familiales conflictuelles  -entre Abdel Razak et sa femme ou son fils mais aussi  un frère et  une grande partie de la famille élargie





 sur fond de racisme et d'héritage .

 L'atavisme familial  fait que Abou Riad  contredit  ses comportements et les discours qu'il affiche en  France  notamment sur le plan de la religion et des traditions afférentes .



 On y évoque les sunnites , les chiites , les alaouites  et les chrétiens , les juifs surtout sur lesquels se focalisent une  haine  viscérale depuis la "presque victoire " arabe lors de la guerre du kippour .

 Malgré toutes les vicissitudes  auxquelles est confronté le petit Riad  qui , après de nouvelles  vacances en France , est destiné à devenir un arabe du futur  en intégrant l'école du village  malgré  toutes les différences avec ses futurs dans la famille d'Abdel Razak  et avec son épouse occidentale .
Celle ci , à chaque retour en France , j'ai espéré qu'elle y resterait  mais elle suit  le père de ses enfants  à Tripoli comme à Homs n quelques soient les conditions de vie  qu'il lui propose .

 Il est vrai que sans ceci  il n'y aurait pas eu ce livre  et que cela aurait été dommage .

dimanche 15 juin 2014

la maison qui glissait

de Jean Pierre Andrevon   est un roman  qui  amène à se poser des questions , à formuler des  hypothèses  sur   divers  sujets  qui touchent   aux sciences  et à la fiction .


 Ce n'est pas une maison  mais un immeuble  , une tour   qui peut loger  l'équivalent d'un village  sur un minimum de surface occupée  au sol . De quoi trouver une  galerie  de  protagonistes  tour à tour au premier plan ou   jouant les seconds rôles .
 Des  personnages   dont certains paraissent caricaturaux  mais qui pourtant se rencontrent  (ou peuvent se rencontrer )  dans  bien des quartiers . Il y a  dans les descriptions et les mises en action  un réalisme  que bien souvent  nous  ne voulons pas regarder .Du  policier  qui ne peut habiter   à proximité de la banlieue où il travaille  pour sa sécurité et celle des  siens  , flic  d'origine  maghrébine  qui  doit  cacher  ce qu'il pense  d'une certaine faune  et  qui sous pression  fait son "coming out " .
 Le regard du gardien  de la tour  change  tout d'un coup  : le "rebeu"  rangé qu'il  croisait tous les jours  est alors reconnu  comme  un  homme , un humain , digne de son respect .
 Ce gardien  est   à lui seul  une  bête  de foire , ensemble de contradictions et de démonstrations  d'autorité , une apparence  poussée  à l'extrême .
  J'ai choisi cet exemple   car il m'apparaît   typique   :  l'opinion  que chacun  peut se faire d'autrui   est subjective , induite  par ce que l'autre laisse  entr'apercevoir de lui
 Ceci est vrai pour les autres  habitants  de cette tour  qui  vit sa vie  à côté  des autres bâtiments  de cette cité  dont la description  pourrait être celle  de n'importe  quelle cité  réelle , en bordure  d'une grande  ville .
 Un mélange de populations  dont  les membres  ne se mélangent  pas .
 Les  religions , les milieux sociaux , les  caractéristiques financières , les mœurs, les origines géographiques , les métiers , l'âge ... un échantillonnage  parfait  tel qu'on  ne le trouve  jamais dans  les sondages  dont les résultats sont   indiqués  comme représentatifs de l'opinion des habitants d'un pays  sur une question donnée .

Là  point de question  mais  une   perception   d'un environnement  qui se modifie  commune  à tous  et qui amène  à l'expression   de  ce qui    mène  chacun, de ses préoccupations  , de sa personnalité  sous l'apparence .

Un rêve   de type cauchemar  ou une réalité  à la  fois fantastique  et fantasque?

 Je n'en dirait rien  , à chacun de lire  et de  se faire son opinion .

 Ce  n'est pas   un livre que  j'aurai  gardé en  bibliothèque  s'il m'avait appartenu  et Flo , qui me l'avait  prêté ,   n'a pas  non  plus  souhaité  le conserver ;  il y a des sites  Internet  qui  permettent la revente ou l'échange , heureusement, mais si tout les lecteurs  s'y  débarrassent  de leurs "encombrants"  il ne  va -à terme -  y avoir  que   des tromblons   à se refiler
Heureusement que les tromblons des  uns  ne sont  pas toujours  ceux  des autres  .

 Au milieu d'une diversité  étonnante de récits  de scènes de  cul   m'est  venue  la question de l'intérêt  de celles ci  pour l'histoire .
 Aucun  à première vue  sauf  à supposer que l'auteur  voulait émoustiller son lectorat et l'inciter à aller  creuser plus loin dans le pavé  pour qu'il ne se retrouve pas de suite  au marché des occasions médiocres .
En  tournant les pages et en faisant   des liens  avec d'autres  histoires contées  dans ce livre  ainsi qu'avec  ce qui  me reste  de connaissances scientifiques  j'ai fait  l'hypothèse  suivante : Ne serait ce pas  par ce qu'en  situation de  crise l'animal  savant est poussé par  l'instinct   à vouloir  laisser une par de  lui sur  Terre  à la recherche d'une forme d'immortalité ?
ou plus   tenter d' augmenter le  nombre  de petits  pour accroître  la chance de survie de l'espèce ?
 Ce qui  m'a  amenée  là plutôt qu'à la conclusion  envisageant que les acteurs  voulaient " prendre leur pied " le plus possible , au  même titre qu'une cuite , avant  la  fin  est un faisceau  d'histoire  émaillant la trame  qui  m'ont incitée  à penser que  l'auteur   s'est amusé  avec  diverses  théories  scientifiques  et religieuses .
 Ainsi   l'insecte  piqueur au  milieu de la  réunion religieuse pourrait être une image  de l'esprit saint à la Pentecôte . La  viande  du volatile  géant  empoisonnant  ceux qui en ont consommé  peut  s'expliquer  par  la  non adaptation enzymatique de l'espèce  humaine actuelle  à sa  digestion  ou  tout simplement par  une toxicité  due  à sa  composition ; question d'évolution ....
C'est  peut  être  une  maladie  ancienne  contre laquelle  l'humain  n'est pas immunisé  et contre laquelle  il a  lutté  (formation d'abcès )   sans  vaincre  qui a décimé une partie de la population  ? 
Les disparus , que ce soit les  frères chamoniards ou le chat ,  ont ils  disparus   dans  un monde parallèle ?
  C'est à la lecture des conclusions proposées  que mon  hypothèse de lecture  m'a  parue confirmée
  J'ai pu  y  lire  la transformation du Soleil en  géante  rouge  plongeant dans un trou  noir
 J'ai  cru  y voir  une allusion  à la constriction de l'univers  faisant suite à son expansion  et  nous voir parcourir  l'Histoire de la Terre  à reculons, passant  par les  grandes  glaciations




   au milieu de la  faune et la flore   du secondaire (oiseaux  dinosaures ... donc avant la limite crétacé /tertiaire )



le retour  à  l'océan primitif



 en passant par le bombardement  météoritique ....


     
 C'est  , finallement , Dieu  (ou des Dieux ) qui  en jouant  à bousculé  la maison , l'a(ont )  fait  glisser  d'une  ère ou 2 , l'a (ont)fait valdinguer  d'un univers à soàn voisin ...




 Je   termine  ce  billet plus d'un an après  avoir  lu  ce livre   et commencé  à écrire . Je  ne l'aurais  pas gardé en  bibliothèque  mais il me faut admettre que  je l'ai stocké en mémoire  Rien d'étonnant  à ce que celle ci soit encombrée






lundi 30 décembre 2013

c'est tellement ordinaire

 "La  vague" est un livre  qu'il me semble urgent de lire et de faire lire


  tout comme il  me parait important  de prendre connaissance  de cet autre roman **   

    
 ou du film " guerrière "   à propos duquel  je viens de lire un article dans" rue 89."

Prendre conscience de  ce que la  haine  sous couvert d'ordinaire  est une maladie  dangereuse   est urgent 

 Elle  s'est propagée  masquée  sous des  voiles différents  partout  sur  Terre  et il faut  être  inconscient pour l' ignorer

"Quand leurs visages apparaissent sur l'écran, une pensée - toujours la même - traverse l'esprit de Youssef El-Husseini : "Pourvu qu'ils soient condamnés à la peine capitale." Pourvu qu'on les exécute, tous, le président égyptien Mohamed Morsi et ses ministres, le chef suprême des Frères musulmans et ses amis, tous ces islamistes qui viennent d'être jetés en prison après avoir été chassés du pouvoir par une sanglante intervention de l'armée, cet été. Alors, ce sera fini. L'Egypte redeviendra l'Egypte, son Egypte à lui.

Bien sûr, El-Husseini regrette immédiatement ce qu'il vient de dire. Il ne devrait même pas le penser. Mais comment s'en empêcher ? Et s'il était atteint du "Virus", lui aussi ? Le "Virus", c'est comme ça qu'il désigne cette maladie qui a saisi le pays cet été. El-Husseini fixe ses interlocuteurs droit dans les yeux, regard d'une candeur abrupte, visage plein et lisse, une séduction de présentateur télé. El-Husseini est d'ailleurs animateur d'une émission."
"
On est contaminés par le Virus", dit El-Husseini. Son émission à lui n'a jamais eu autant de succès. "Peut-être qu'on est trop dans la merde pour s'élever au-dessus du lot, comme Bassem. Et s'il s'était réveillé avant les autres ?" Son regard se voile."
" Parfois, il se demande s'il n'est pas devenu un peu "fascisant". Il se dit que ce sont "les autres" qui l'y ont poussé, ces chaînes islamistes qui diffusaient des photomontages où il était pendu à un gibet. Un jour, il s'y attend, il faudra réapprendre à "communiquer avec ces gens-là". Il essaiera. La guerre sera finie alors, il sera débarrassé du Virus, et tout le pays aussi. Il paraît étonné quand on lui demande le nom de ce Virus. "Il s'appelle "la haine", bien sûr." "

http://www.huffingtonpost.fr/mohamed-tharwat-abdelhamid/bassem-youssef-egypte_b_3974436.html

 Le film éponyme la liait  a un espace marginal , celui d'une  banlieue   agitée  par  des émeutes , une  banlieue où la violence   est présente  au jour  le  jour ,une violence faite  par le quotidien à vivre   qui induit   la haine  contre les représentants  de l'ordre  d'une France considérée par les  jeunes mis en scène  comme les méprisant .
 Ces ouvrages  (comme l'article  cité ci dessus )  montrent à quel  point elle est  banale  et peut être cachée là où on ne l'attend pas .






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** le diner :
"Le livre tourne alors autour de la question passionnante de la violence dans un monde civilisé. Koch s’en rapproche progressivement en s’enfonçant davantage dans les pensées de Paul et certaines scènes clés de sa vie. Comment cette violence est-elle contenue chez le narrateur et, par extension, chez presque tout le monde ? Quelles sont les phrases, les attitudes qui déclenchent cela ? L’auteur crée chez Paul une maladie psychique qu’il ne nomme pas. C’est étonnant. On serait tenté, si la fin du livre n’était pas aussi caricaturale, de penser que cette maladie nous concerne tous : la part chez l’homme qui peut toujours basculer du côté de la violence physique…"http://www.lacauselitteraire.fr/le-diner-hermann-koch


http://www.telerama.fr/livres/le-diner,70516.php

*** la vague
En automne 1967, Ron Jones, un professeur d'histoire du lycée Cubberley à Palo Alto
(Californie), conduit une expérience avec sa classe. À l'occasion d'un cours sur le nazisme, un
de ses élèves lui pose une question à laquelle il est incapable de répondre: "Comment le
peuple allemand pouvait-il ignorer le génocide des juifs? Comment les citadins, lescheminots, les enseignants, le corps médical, comment tout ce monde-là a-t-il pu revendiquer ne rien savoir des camps de concentration ? Comment des gens qui étaient les
voisins, et peut-être les amis des citoyens juifs, ont-il pu prétendre qu'ils n'avaient rien vu?”
Ron Jones décide alors, sur un coup de tête, de mener une expérience. Il instaure dans la
classe un régime de stricte discipline, restreignant la liberté de ses élèves et transformant la
masse en un seul corps. Le mouvement est appelé "La troisième vague". À la grande surprise
du professeur, la classe réagit plutôt bien à la contrainte d'obéissance qui lui est imposée.
L'expérience, qui ne devait durer qu'une seul journée, va répandre son emprise sur l'école
toute entière. Les membres du mouvement commencent à s'espionner les uns les autres, et
les réfractaires se retrouvent stigmatisés et même tabassés. Au bout du cinquième jour, Ron
Jones est contraint de mettre un terme à l'expérience.
Cette histoire vraie a inspiré le roman de Todd Strasser, THE WAVE, qui est, depuis vingt ans,
un classique de la littérature de jeunesse et qui figure toujours au programme de
nombreuses écoles.

Commentaire de Todd Strasser à propos du succès scolaire de son roman:
Le plus important, c’est le message de cette histoire, qui doit servir à la fois de souvenir à propos de
ce qui s’est passé et d’un avertissement à propos de ce qui peut se reproduire
.”


replay

 "Replay " n'est pas  un site pour  regarder les series en streaming  mais  un roman .

 Les récits de vies  possibles  de Jeff  entre   les années d'études et  la mort rejouées  différemment
 dans des  contextes  variés .
 Chaque modèle de vie est  lié à un choix ou au hasard   , espace et temps apparemment immuables  (dates et lieux )   mais  présentant des distorsions  d'une fois à l'autre  suivant l'impact   qu'a le remake  sur  l'environnement .
Ce n'est pas  de la réincarnation ni de la résurection  mais   une réécriture .
Une vision possible du purgatoire* pour ceux qui y croient  , une fable  sur la  l'importance des choix - éclairés par  une expérience antérieure  - induisant  des obstacles   et  occasionnant des opportunités , des chances pour  jouer sa vie  le mieux possible jusqu'à  avoir  pris conscience  des écueils des uns comme des autre   et  être prêt  à ... reprendre le cours de la vie


*
"Dante a créé son propre univers pour avoir la liberté de s'épanouir, en devenant totalement lui-même. Prédestiné, comme tout homme, à jouer son rôle dans l'aventure de l'existence, il a dû visiter les trois mondes pour savoir orienter sa vie, afin de concourir lui aussi à l'harmonie de la création. Il comprend alors que le bonheur humain est une préfiguration ou un reflet de la béatitude éternelle, et il voit, avec un regard nouveau, qu'il n'existe rien, en lui ou hors de lui, qui ne soit une expression parfaite de « l'Amour qui donne le mouvement - et la vie - au soleil et aux autres étoiles " {dernier vers de la Divine Comédie}.

Dans l'Enfer, les damnés lui ont révélé les pièges et les illusions qui peuvent compromettre la réussite de sa vie, et maintenant, au Purgatoire, en compagnie des pénitents qui récapitulent leur existence, et qui se purifient des erreurs qui en ont altéré le jeu, il apprend l'art de vivre vraiment. Au Paradis, au terme de son voyage, il aura alors la révélation, au-delà des appa­rences, de la Vérité éternelle, dont, avec tout l'univers, il est lui-même une Image.

Le Purgatoire est donc au centre, il est même au coeur de la Divine Comédie: on y trouve en effet toute la « doctrine " de Dante sur la signification de la vie; on pourrait dire aussi que cette cantica est une épopée de l'huma­nité à la poursuite du bonheur ou, si l'on préfère, en quête de son identité. Tout homme, dont la vie n'a pas été un échec et qui n'est pas anéanti dans l'Enfer, doit passer par ce « monde intermédiaire " , pour se préparer à entrer au Paradis. C'est pourquoi d'ailleurs le Purgatoire se présente comme une montagne qui conduit de la terre jusqu'au ciel: au sommet, au Paradis ter­restre, les créatures retrouvent l'état d'innocence qui a été perdu lors de la chute, et ainsi sont enfin libres d'être authentiquement elles-mêmes. L'homme peut perdre sa liberté en se laissant soumettre au péché, parce que, à l'image de Dieu, il est libre. . . Né en effet du rayonnement de l'Amour créateur, il recherche spontanément, dans sa quête du bonheur, tout ce qui lui semble bon, mais s'il ne sait pas se servir de son libre arbitre, il peut se laisser aveugler par des biens illusoires que de faux dieux font miroiter à ses yeux : il se met alors à aimer ce qui plaît arbitrairement à son moi existentiel, et cette « injustice " l'empêche de concourir à l'ordre et à l'harmonie de l'univers. Mais s'il se « réveille » à temps, il peut enfin chercher à donner un sens à sa vie; toutefois il doit également se libérer de tout le passif qu'il a accumulé avant de sortir de sa « forêt sombre » : c'est pour cette raison qu’il lui est nécessaire de rester plus ou moins longtemps au Purgatoire. Et quand il arrive au Paradis terrestre, l'eau du Léthé efface jusqu'au souvenir de ses fautes et celle de l'Eunoé avive toutes les bonnes dispositions qui doivent faire de lui un « citoyen » du Royaume éternel.

Toutes les erreurs de l'homme sont groupées par Dante de manière à constituer ce que l'on a appelé les « sept péchés capitaux » . Le lecteur trou­vera encore dans la cantica des précisions doctrinales sur la continuité qui existe entre l'individu vivant sur cette terre et l'ombre qui le prolonge dans l'Au-delà. Quant à la notion du temps, tel qu'il se manifeste au Purgatoire, il sera parfois difficile de l'interpréter exactement: ainsi, par exemple, nous voyons que les « négligents » , ceux qui ont attendu jusqu’au dernier moment pour se soucier de leur salut, doivent patienter dans l'Anté-purgatoire pendant un nombre d'années égal à celui de leur vie terrestre, tandis qu'il nous est tout à fait impossible d'évaluer la durée du séjour des « pénitents » sur les corniches de la Montagne sainte..."

vendredi 20 décembre 2013

awesome Australia

 J'en reviens à "la gifle "
 Cet acte   avec les heures qui précedent , les jours et les mois qui suivent  forme le  noyau  du roman ; un noyau autour duquel se déroulent des  histoires  mettant en scène  comme principaux  acteurs ou comme rôles secondaires  des personnages  qui apparaissent  très  typés  et en même temps ordinaires .
Outre   l'observation d'individus au sein d'une société  où  les repères  moraux  (judéo- chrétiens )  sont affaiblis  les récits  , correspondant chacun   à un personnage  impliqué  plus ou moins directement  dans l'affaire de la  gifle , évoquent les  rapports  entre les membres  d'une famille et d'un  groupe d'amis   Une  voix off  intervient   et  indique  les pensées  de ceux ci , parralèles aux dialogues  et aux actions .
Le paraître  s'éclipse  alors  pour  donner à  voir  les  êtres  , ce qui les  fait  s'animer . Et le paraître  est  moteur  pour  certains , un moteur puissant , avec l'argent  et  la conviction d'être différent   et d'avoir raison .
 A travers  ce livre  ce sont 2 ou 3 générations  successives qui sont évoquées chacune correspondant  à des populations différentes  qui peuplent ce pays-continent 
- les  arborigènes 
- les  australiens "de souche "  , issus de l'immigration ancienne  , des  premiers colons 
- les néo-australiens  , ceux qui  sont liés  à l'émigration récente  qui ont "réussi"  sur le plan matériel 
 avec les tensions  existant entre  et au sein de celles  ci et les regards  des uns sur les autres




Il  donne à voir  un échantillon  plus vaste  , un angle d'observation plus large  sur un lieu et une époque  que  ce que l'a fait  Freedom

Bien que  l'écueil  de scènes osées * , limite  pornographie ,   n'ait  pas été évité   l'écrit  de Tsiolkas   me semble  moins s'y complaire  que celui de J.Franzen .
 Si le procedé  litteraire s'apparente  à celui  de   Freedom   dans La gifle  les recits de chacuns   sont limités dans le temps, s'y succèdent en  évoquant  les  autres personnes impliquées  cette  affaire   et leur évolution .
Si  les épisodes (un individu , un récit ,  un intervalle de temps )   s'ouvrent sur   l'histoire personnelle de chacun  ce n'est qu'en   en tant qu'élement  permettant de  comprendre  leur vision , leur vie ; ils s'ouvrent aussi  largement  sur  des personnages annexes   importants donnant  de la consistance  au roman , l'ancrant  dans  une époque , un sol .
 L'expression  semble paradoxale  mais c'est  tout ce que j'ai trouvé  pour  dire  que ceux ci  n'ont pas de lien direct  avec l'affaire de la gifle  mais   que leur  histoire commune  avec les principaux protagonistes influe   sur le positionnement de chacun .

Mon amie , celle a qui  j'ai enlevé le  livre ,  avait  samedi dernier une opinion  mitigée  sur la série TV . Je ne l'ai pas  vue  et  n'ai donc pas d'avis  à ce sujet  mais  , à propos  du  texte ,  je peux dire
qu'il se lit  bien , avec plaisir  ,et que , une fois commencé, il  m'a fallu aller au bout   et que je l'ai fait  en mettant  les tâches quotidiennes  au second plan  pendant 2 jours par ce que
j'ai   eu envie ,  rapidement ,  une fois  passé le brouhaha du barbecue , en savoir un peu plus  sur  chacun  .




 * Si ,à mon avis ,certains détails n'apportent rien au récit    c'est un aspect des  personnages  qui ne pouvait être occulté dans la mesure  où  leurs relations aux autres  a aussi cette face là  et qu'elle est importante .


 C'est une tout autre Australie qui  nous est donnée à découvrir  dans Piège nuptial

 un autre roman à  lire sans attendre  une fois qu'on l'a dans les mains, un autre type d'écriture  , un thriller



 dans le désert australien .
 Une  société  non utopique  dans laquelle  les moyens importent peu  pour satisfaire  les  besoins   de certains plus que d'autres .
 Une  histoire qui  pourrait être  le récit d'une réalité  ; c'est ce  m'ont  fait découvrir cette photo  et son commentaire .



Wittenoom
photo de H.-P. Berger

Wittenoom est une ville minière de l'Australie-Occidentale. De l'extraction à la préparation, on y a exploité l'amiante jusqu'à ce que celle-ci soit notoirement connues pour ses effets délétères sur la santé.
Son déclin commença en 1960 et on encouragea finalement les habitants à migrer. Aujourd'hui c'est une ville fantôme dont le nom a même été effacé des cartes et panneaux de signalisation par le gouvernement.



Je   ne dirai  rien de plus pour  laisser le suspens  ...

jeudi 19 décembre 2013

Australian way of life

 "La gifle "   est  un   bon bouquin , un de ces romans  que je n'ai pas lâché    du moment où je l'ai  ouvert jusqu'à la dernière page  ; j'aurai même aimé qu'il se poursuive




 pour ce  parfum d'Australie   , cet air venu  de là  où  se trouve  un de mes gamins  mais   surtout  pour  suivre  les personnages  mis en scène .

 Il faut dépasser la  verdeur de certaines scènes et du  langage  relatif  à ce qui touche  au sexe . Cela  n'apporte  -à mon avis - rien   aux  histoires  racontées .
Le pluriel  n'est pas une erreur , il y a plusieurs  histoires  qui  correspondent    à diverses catégories d'australiens : les autochtones arborigènes , les descendants des premiers  colons  et les immigrés  plus récents ainsi que  les enfants  de ceux -ci
 Sous le  vernis  du mot "australien "  les réalités sont diverses  et  les dissensions   se font  jour suite  à une  gifle donnée  à un gamin  qui , de mon point de vue ,  avait besoin d'être cadré  .
 A l'heure où les parents  en France  vont devoir éduquer  leurs enfants sans fessées  sous peine  de se retrouver au tribunal   ce livre  tombe  à pic  .Il montre les  limites  d'un élevage  où les  limites  ne sont pas posées  entre ce qui acceptable  et ce qui ne l'est pas  ..
Ces limites  semblent  être aussi  distendues   pour les adultes  qui consomment  drogues licites et illicites  , qui  vont   jusqu'à donner  le feu  vert   à leurs rejetons .






 Etre  stoned   est banal  pour  la plus part des protagonistes   et  ceux  qui veulent   une  vie  empreinte de morale  pour eux et leurs enfants   passent  par la case religion , par l'Islam car la  chrétienté   affichée  par d'autres  à une morale  bien élastique.




Le microcosme   constitué par les participants  à un  barbecue  est un bon échantillon  de différents  éléments constituant la société australienne  (extrapolable  à  d'autres sociétés occidentales )   et  différents débats  qui peuvent l'agiter  sont évoqués

 -le  gouvernement et sa politique  
http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/12/18/l-australie-croit-en-ses-atouts-face-a-une-croissance-en-berne_43362

- l'éducation

- l'enseignement (public /privé ) 
http://www.edu.gov.on.ca/adele/Executive_Summaries_FR.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_australien ;http://australie-vie-pratique.blogspot.fr/p/lecole.html

-l'immigration et l'  intégration  
http://www.postedeveille.ca/2011/07/australie-limmigration-nuit-a-leconomie-et-a-la-qualite-de-vie.html

- les addictions

- les racismes 

-la place des arborigènes
http://www.dw.de/new-rehab-law-targets-australias-aborigines/a-17014231

- l'adolescence   et son vécu (avec  toutes les interrogations  de cette période   de transition entre enfance et age adulte )



...
Nous sommes loin  de l'Australie idyllique des cartes postales





 Melbourne et surtout  ses banlieues    est le décor principal  dans lequel les personnages  interagissent . Jusqu'à cette  lecture  je  ne m'imaginais pas  une Australie  banale dans  son quotidien .



Ni la   grande barrière de corail ni  Uluru     n'apparaissent  dans ce récit  qui est une forme de voyage  éthnologique  dans l' Australie  de ce début de XXI eme siècle .

 Merci  Flo  de m'avoir prêté ce  livre  juste acheté  que  tu n'as pas encore lu  . Il a fait -dans ma tête - passer de l'Australie  imaginaire  à une réalité  qui est celle  de mon  gars .









  photos de  Luc Lachaud  en Australie





mardi 25 juin 2013

polars au rayon adultes

 P.D. James  a écrit  Une mort esthétique , roman où l'aspect l'enquête policière est , comme dans les autres  livres où elle met en scène les personnages de l'unité spéciale de Dalgliesh, emmêlée à d'autres situations : les acteurs  de l'histoire ont une vie qui ne se limite  pas  aux  embrouilles  criminelles .
j'y ai trouvé  des portraits brefs  , plein d'acuité
"c'est la veuve d'un prêtre de l'église anglicane et elle a la tête de l'emploi ;c'est un peu comme si une conscience publique ambulante hantait les lieux pour vous rappeler vos pêchés " , des descriptions de lieux   qui participent  à la  description  de la personne  qui intervient dans le cours de l'histoire
"..ses portes fenêtres donnaient sur un petit  jardin .[...]Des jouets étaient éparpillés dans l'herbe .La pièce sentait les livres avec , pensa t'elle , un soupçon d'encens .Elle remarqua un bureau encombré , une table chargée de piles de livres et de revues adossées contre le mur , un appareil à gaz moderne , dont une seule rampe était allumée , [....] Deux fauteuils un peu défoncés étaient disposés devant la cheminée .

"une fenêtre à meneaux donnait sur un patio pavé juste asez grand  pour accueillir un arbre à demi dépouillé dans un immense pot de  [...] il constata qu'elle avait veillé à ce que la hauteur des livres  corresponde le plus précisément possibleà celle des étagères .Le bureau d'acajou , situé à gauche de la bibliothèque , avait l'air édouardien .Il était pratique plus que  décoratif , avec des tiroirs de chaque côté [...] il remarqua un canapé confortable avec des coussins , un fauteuil rembourré en face de la télévision  prolongé par un petit repose pied et , à droite de la cheminée  victorienne, un fauteuil à  haut dossier .La chaîne stéréo était moderne mais discrète "

On a là indubitablement   deux personnes différentes   dont l'intérieur  participe  à évoquer la personnalité .

L'enquête nous promène dans des histoires et des milieux divers ; c'est le support  d'une visite d'îlots de la societé anglaise.    Trouver le criminel et   son mobile  n'est cependant jamais perdu de vue .

Comme une tombe  de Peter James est d'une facture totallement différente . Un "polar" avec une enquête à rebondissements ,  une ambiance sans les subtilités de l'ouvrage évoqué ci dessus  
De page en page  l'envie de savoir  la suite , de découvrir  qui mène  la danse  et pourquoi  est entretenue . Etiqueté "Thriller "  comme la forêt des ombres    il n'en a pas  le côté glauque , le rouge et le noir  du sanguinolent et  de  la perversité .
D'un suspens plutôt bon enfant  je suis passée au morbide en l(espace  de quelques dizaines de pages  en entrant dans le monde  décrit par Franck Thilliez.Son voyage n'est décidément pas mon trip







.v

rayon jeunesse

J'ai profité  de mon immobilisation  pour envoyer  ma fille aînée  chercher de la lecture  à la médiathèque   JJ Rousseau ; comment  voudriez vous  qu'elle s'appelle autrement  dans  notre  bonne ville de Chambéry  où le genevois  séjourna  longuement aux Charmettes  où il bénéficia des largesses de Mme de Warrens ?
Le choix aurait pu être autre  ; la preuve  en est faite par l'annexe  de la médiathèque sise à Chambéry le haut (ZUP et ZSP )  qui s'appelle "Georges Brassens "  mais  les textes  du parolier sétois

Et le peu qui viendrad'eux à vous
C'est leur fiente
Les bourgeois sont troublés
De voir passer les gueux

 ne saurait convenir  au coeur de la ville , aux pieds du château  .

Libre de son choix  elle m'apporta 3 romans policiers   tirés  des rayons  jeunesse  .

 Le crime parfait de Franck Cottrell Boyce  est  riche en poésie  sous le récit   d'un petit garçon  qui avec ses proches  est plein d'idées pour sauver  son cadre de vie  des conséquences de l'exode vers la grande ville de  Londres et ses promesses  de travail mieux  rémunéré.
Une histoire qui  joue des décalages entre générations et centres d'intérêts , qui met en valeurs  les astuces  et le système D au quotidien
Une peinture de personnages qui oscille entre  sourire moqueur et tendresse .

Carton noir  publié par  Stéphane Daniel est très loin de la fraîcheur  de l'ouvrage précédent .
 Il  ne se joue pas sur le même terrain; on a là les ingrédients  d'un roman  policier   pour adultes  , un  roman noir 
 "Roman policier donnant une vision réaliste des conditions sociales et de la criminalité. (http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/roman-noir/)

Rendez - vous  avec  monsieur X   de Marie Aude Murail  est une enquête  bien menée avec   ce qu'il faut comme suspense pour tenir l'attention du lecteur .
Une histoire qui n'a pu que plaire  au prof de Sciences  Nat.   que je suis encore dans l'âme , avec ce qu'il faut d'aspect didactique (explication du vocabulaire  scientifique  en bas de page ) et  problématique  posée  sur les dérives  possibles  du clonage  et des techniques de procréation  médicalement assistée .


 Du même rayon   ma minette jolie  m'apporta aussi  Nul  ne connaît la fin     écrit par Ragnhild N  Grodal une enquête qui sert de support pour présenter l'histoire et  divers courants de la psychanalyse  à travers  l'histoire d'une jeune fille  dans les questionnements  et les mal être de l'adolescence .
Runes , légendes et leur symbolisme  y ont aussi leur place .

Nb : Ce qui est relaté quand au contexte familal est à mettre en relation  avec ce que Alice Miller  nomme "pédagogie  noire " adaptée à notre époque 

Une  découverte que ce type de publication  qui mêle intrigue  et exposé de connaissances .Ceci requière , je pense , d'être au loins  d'âge  lycée pour pouvoir s'y interesser  mais en tant que  cinquantenaire  j'y ai trouvé  une mine d'informations .
A garder  en mémoire et/ou sous le coude .






vendredi 8 février 2013

Japon 1984 ou quasiment

 Un bavardage  dans le cadre d'un réseau social  et voilà que je me suis  laissée tentée  par Haruki Murakami .Lecture du  premier tiers  du premier livre  et  j'ai alors eu envie d'avoir accès à toute la trilogie  1Q84
 Le dernier volume disponible  à la médiathèque  j'ai plongé
 Dans un  pays apparemment banal  des évènements   un peu bizarres mais quasi anodins  entre en  jeu  autour de personnages  pas   vraiment communs  mais   n'ayant rien de  ceux  d'un monde  étranger au  notre  puis  les mêlant à l'action

 Un apprenti écrivain mathématicien  à qui l'éditeur  demande de remanier un ouvrage  qui l'avait attiré lors d'une présélection pour un prix  littéraire  (1er roman )
"il  était devenu enseignant en mathématiques dans une "école préparatoire"  de Yoogogi... car les horaires lui laissaient davantage de liberté [...] Lui même ne savais pas  vraiment  s'il voulait devenir  romancier à plein temps .En avait il réellement le talent ?Ca non plus  il  ne le savais pas très  bien "

 Une  jeune femme  dont le portrait  s'étoffe  au fil des pages .

 Une  jeune fille  étrange  mais  dont l'étrangeté  paraît s'expliquer dans un premier temps  par  son  histoire .

Un éditeur , un  homme  -ancien  universitaire - ..... un ensemble de personnages qui  s'étoffe  d'une page à l'autre  et dont certains   sont  juste de passage, parfois  très  bref ,d'un  chapitre à l'autre , d'un tome  à l'autre

 Des observations décalées  par  rapport à la perception de la réalité  qu'avaient  les  premiers personnages , des  perceptions  hors du  commun .
 Les  acteurs de l'histoire se multiplient .
 Les    fils de la trame  de celle ci s'emmêlent  apparemment  alors  qu'ils  tissent une trame où rien  n'est laissé au  hasard   ni leur première apparition ni leurs  intervention   ; certains    n'apparaissent que pour donner des éléments  utiles à la   l'élaboration  de ce qui est tissé  sur la machine à écrire .

 Un mélange  d'intrigues  policières,  de récit du quotidien ,  d'éléments  dont  dans  notre monde cartésien  nous  n'envisageons pas la possibilité d'existence , un jeu  à la limité  de  notre perception de la réalité  et de la  fiction du conte .
Des descriptions lentes  qui font des pauses apparentes  dans le roman et qui pourtant sont essentielles  à la suite du récit .
"La pluie  tombait sans discontinuer des après midi entiers , détrempant la pinède  brise -vent  et la rendant  sombre et lourde .durant ces journées là , o, n'entendait absolument pas le bruit des  vagues .Il n'y avait pas de vent  non plus , seulement la pluie qui tombait tout droit du ciel .Et au milieu des volées  d'oiseaux noirs .ces oiseaux aussi étaient sombres et mouillés.Même  l'intérieur de la chambre était mouillé.L'oreiller , les  livrez, la table , tout ce qui était là était poisseux et moite [...] le père restait immergé au sein de sa léthargie "
 Certains de ces fragments de textes  ont éveillé un écho  à des ressentis personnels

 Des textes lus  par  un  membre du roman    et qui se trouvent  en faire partie .

 A la limite de la  fiction et du réel  au point  d'onduler  de l'un à l'autre .


 à propos des  personnages

 http://www.rue89.com/rue69/2013/03/17/de-la-passion-et-du-sexe-au-japon-ne-dit-pas-lamour-le-fait-240590

 http://www.citizenside.com/fr/photos/faits-divers/2011-11-21/46066/japon-l-affaire-de-la-secte-terroriste-aum-touche-enfin-a-son-epilogue.html#f=0/335665

http://www.info-sectes.org/gemppi/japon.htm

 "Aussi, il faut préciser que non seulement Maitre Okawa posséderait le pouvoir de communiquer avec le monde des esprits, mais aussi avec les habitants des planètes les plus éloignées du système solaire"http://www.vice.com/fr/read/mon-apres-midi-bourre-dans-une-secte-japonaise

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrorisme_au_Japon

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Syst%C3%A8me_%C3%A9ducatif_au_Japon

 http://my-life-in-tokyo.forumj.net/t81-le-systeme-scolaire-japonais




dimanche 16 septembre 2012

"tu mourras moins bête "

 C'est le titre du livre de Marion Montaigne (sous titre :la sciences , c'est pas du cinéma ) dont le tome 1  fait espérer la suite  .
Adepte de Linux , elle a écrit  un recueil illustré de dessins  faussement simplistes: la forme  sans fioritures est  un support à des  explications  utilisant les sciences et le bon sens  pour expliquer  certains faits observables au quotidien , y compris dans les séries télévisées  et les films de cinéma, des applications  matérielles

Un exemple :savez vous pourquoi les armes russes ont des crosses très courtes ?
 la réponse est  à la rubrique "stand de tir "



 Comme chacun d'entre nous  a des centres d'intérêts  divers et différents  ce  qui est retenu  de cette lecture  est   également différent .
 Alors que  j'ai  jubilé  à la lecture  du chapitre "la peur en avion "(entre autres ) , et que   ce thème aéronautique *  est celui que  je cite en premier  lorsque  l'on évoque ce livre  entre gens de  bonnes compagnie , pour une amie  c'est ce qui concerne les effets  spéciaux .



 Je  mourrais  donc  doublement  moins  bête ( ce qui en soi n'est  pas particulièrement   difficile )  :
- la lecture  a agité mes  neurones
-la discussion  m'a  permis  de  me souvenir  que la mémorisation était  sélective  , lié à l'intérêt   spécifique  de chacun  ou  éveillé par  la présentation  du sujet .
 A cogiter  par le corps enseignant  :)


* qui réapparait dans plusieurs rubriques pour ne pas tout dévoiler  en une  fois ... le livre est  bien fait !


nb  le tome 2 est édité et en vente  

mardi 8 novembre 2011

l'art d'être une parfaite mère......


.....indigne
Mon premier vient de partir au Vatican -il deviendra au moins primat des Gaules - , mon second est entré second et sorti premier de Polytechnique , mon troisième est sorti major de centrale , ma quatrième brillante violoniste a hésité entre poursuivre le conservatoire et les classes prépas .... elle vient d'intégrer normale sup , ma dernière avec un bac S mention TB est en prépa HEC ..... le tout est ....... ?

C'est le résultat de l'éducation d'une super  mère parce que l'ainé voulait être travesti et monter sur scène ....c'est pour cela que je lui ai laissé la robe !

Le deuxième aimait bien jouer aux petits soldats et plutôt que de le laisser faire gendarme j'ai gardé l'armée et mis la barre plus haut

Le troisième adorait legos et mécanos .... il a pris la banque par ce que ça gagnait plus et mis le couvercle sur son rêve de concepteur de jeux .

Pour les 2 dernières ont a encore un peu de temps .... Le violon ne sert qu'aux fins de rallyes versaillais (il faut bien envisager de les marier un jour et c'est bien de montrer que l'on a quelques talents mondains ) '

ps : souriez nous n'avons rien de la famille idéale d 'Amy Chua , une mère parfaite selon ses critères .
Vouloir le meilleur pour ses enfants c'est ce à quoi aspire cette mère americano -chinoise ; résultat dans 20 ans .... éducation parfaitement "digne" si l'on s'attache à la conformité attendue en résultat  mais que l'on pourrait tout aussi bien qualifier  d'indigne  en ce qu'elle a à mes yeux de révoltants . Des enfants  s'éduquent , s'élèvent , s'instruisent  mais  pas aux dépens de leur personnalité , de leur spontanéité .

 Ses méthodes  me laissent sceptique  tout en me portant à réfléchir  à ce que je fais . Je suis exigeante , c'est vrai  , autant vis à vis d'eux -mes enfants - que de moi même ...exigeante jusqu'à une certaine intransigeance   mais  ils et elles  savent , heureusement ,  me convaincre de lâcher du lest , de plier ... ce que je fais volontiers car rien ne remplacera  leur sourire .
Sur la question  de vouloir , d'attendre  qu'ils donnent le meilleur d'eux même  je ne suis pas si différente que  cela  de notre mère americano-chinoise  qui a défrayée la chronique il y a quelques 10 mois
Simplement  je ne suis pas  jusqu'au boutiste  et pas entichée du paraître social  (heureusement  car cela permet   de prendre  au mieux  les évènements qui se succèdent dans nos vies ) ,ce qui  a  permis  à mes aînés de choisir  leur  voie .
Ce qui m'importe  c'est qu'il fassent de leur mieux  ce qu'ils ont décidé de faire  sans se cacher derrière des excuses  bidons ... bateaux  (au choix ) par ce que là  je perd le sens de la mesure et qu'il ne faut pas trop me gonfler  si ils -elles - veulent éviter un mélange d'explosion  et d'implosion .

Il m'arrive de me sentir "indigne " d'eux  , coupable   d'un certain passif , d'une passivité  qui n'est pas l'objet  du  billet .

  J'essaye simplement et ce n'est pas aisé tous les jours  d'être simplement  leur mère , leur "vieille mère " .Il y a des moments où j'en pleure  de  devoir continuer simplement par ce que en acceptant  mes grossesses  -et donc de les mettre au monde - j'acceptais de ne pas avoir le choix .
Cette décision  n'est pas consciente  au moment  où l'on vous dit que le test  "béta HCG" est positif ; elle s'avère l'être  au fil des jours  chaque fois  que l'on se lève  pour recommencer une journée .
 J'ai réfléchi  en écrivant ainsi  qu'entre les lignes(enfin entre l'écriture de ces lignes )   vouloir le meilleur pour mes enfants   n'a rien à voir  avec la conception qu'en a  Amy Chua .
Il me suffit (et c'est déjà énorme ) qu'ils  fassent leur travail scolaire  ,  universitaire  ou professionnel  pour eux  et pas pour me faire plaisir ou complaire à un enseignant ou un supérieur  hiérarchique  , qu'ils  fassent tout leur possible  et sans tricher . Ce n'est pas tant le résultat qui compte  que le coeur mis à l'ouvrage .

 C'est un long parcours  qui

* , ne va pas sans "engueulades " ni envoi -de ma part - de mots" doux" peu diplomatiques , d'accepter d'être à leurs côtés tant qu'ils ont besoin de moi et prennent en compte  ce qui va avec (rendre des comptes sur le travail fourni , discuter de l'orientation , passer du temps en famille sans forcement trimballer la copine du moment )

*  implique  -à mon avis -de leur demander sans ambages d'assumer leur décision d'être considérés en tant qu'adultes avec avantages et inconvénients si c'est leur décision
mais je me refuse à leur donner les avantages des 2 situations en me chargeant des inconvénients

J'espère qu'à l'usage ma méthode en fera des humains solides, de la trempe de ceux que l'on  dit être des  honnêtes hommes 


«Le parti qui plaît aux honnêtes gens est celui de la franchise et de la simplicité »
Chevalier de Méré Conversations avec le maréchal de Clérambault (éd. 1930)
 « Je ne vois rien de si beau que la noblesse du coeur et la hauteur de l'esprit; c'est de là que procède la parfaite honnêteté, que je mets au-dessus de tout, et qui me semble à préférer pour l'heur de la vie à la possession d'un royaume. Ainsi j'aime la vraie vertu comme je hais le vrai vice »
La Rochefoucauld Maximes (1665)

 Ne mettant pas les priorités dans le paraître  mais dans l'être   il y des moments  où je dois  sembler  être une mère indigne par ce que je revendique de n'être pas une mère parfaite .De toute façon  je ne le peux pas  et ne souhaite pas m'en donner  l'apparence .
J'exige de moi  et des enfants   d'aller vêtus  propres et sans trous  ce qui  implique  des reprises et des  pièces (se respecter  et respecter l'autre commence par là )
mais je me refuse de céder aux caprices d'une mode toujours renouvelée  C'est  une des contreparties  qui permettent  d'avoir une  ouverture  aux livres , au cinéma , à la musique, d'inciter  à la curiosité  intellectuelle . Ce sont mes valeurs  et pas forcément les leurs mais  c'est mon rôle et en rapport  avec la valeur  qu'ils ont à mes yeux . Nulle indignité donc en cela !  :) ouf ! je me rassure toute seule en m'appuyant sur les définitions
C'est vrai , je leur  impose  mes priorités ; peut être  mes filles  préféreraient elles  autre chose : aller chez le coiffeur , s'acheter des "fringues" place Saint Léger plutôt  que Fbg Montmélian  ou  en solde , en démarque , aller manger chez Mac Do  avec des copines  plutôt que  d'avaler la soupe  ou le couscous  de leur mère  ? 
Je me suis  posé la question  et j'essaye  de leur faire un de ces plaisirs pour une occasion  particulière  mais il reste hors de question  que cela devienne habituel .



 Peut être  auraient elles  préféré  des vacances  autres que le nomadisme  que nous a permis Dumbo ?   Compte tenu  des regrets qu'elles expriment  je ne pense pas  mais je sais que  c'est une façon de faire  non conventionnelle, loin de l'idée de "perfection "transmise par la plus part des médias , un concept  d'où rien  ne déborde 

 En cela je ne suis pas une mère parfaite  selon les critères de l'enfant roi  mais je suis loin de me sentir indigne . Je peut être  parfaitement "chiante "   dans la mesure  où je préfère  trainer  dans la vieille ville d'Uzes 

que dans le"musée" du bonbon Haribo 



, ode à la consommation  de sucre , colorants et gélatine  où hormis  les souvenirs d'enfance et une expérience sur la densité  qui a satisfait mon côté pédago  je n'ai rien trouvé de spécial .

 Mes 2 aînés  s'en sortent  en  parcourant un chemin  qui leur est propre  , avec  des  embûches  dont ils  se sont sortis , des sentiers de traverse  ou carrément en coupant à travers bois . Le contexte familial  a exigé d'eux  beaucoup  , les a  mis en demeure  d'agir de façon mature , de prendre des responsabilités  et de porter  ce qui restait de la petite famille   tandis que certains  resteront jusqu'à la fin de leurs jours  convaincus  que cela  n'est pas  le résultat  d'un enchaînement de  faits qui nous tombent  dessus comme le ciel  sur la tête d'Astérix et Obélix .
 Je me suis sentie coupable (et cela m'arrive encore ) de n'avoir pas continué à assumer  en faisant  semblant pour que rien  ne transparaisse  mais  je sais maintenant  que je ne les aie pas leurrés  et que  je n'y arrive pas davantage maintenant .
 Est ce indigne d'accepter ses faiblesses ?  ne l'est il pas davantage  de  les prendre pour des imbéciles  en  jouant sur le paraitre pour cacher le malaise , le mal à vivre  ? en cela  je ne saurais trancher ; l'auto culpabilisation  et la remise en cause , la crainte  d'avoir m'a fait et d'avoir nuit  sans le vouloir  me font me sentir indigne .
Dans quelle situation  les respectais- je  et me respectais- je davantage ? 
  Je suis partie bien loin  des feuilletons , livres et blogs  qui  s'affublent  du titre de "mère indigne " ou de "mauvaises mères " par ce qu'ils attirent le badaud , chacun , chacune de nous  n'étant que ce qu'il ou elle est avec ses limites  et le besoin de se rassurer  en constatant que ce n'est pas mieux ailleurs et qui sont bien plus facile d'accès  que  le livre de B  Bettelheim "pour être des parents acceptables "  plein de pistes  mais dont certaines  me  sont irréalisables  car je n'ai plus  assez d'énergie pour développer  mes  capacités d'empathie  pour  comprendre  la petite dernière  qui traîne  au lieu de venir avaler  sa soupe  puis se doucher  quand  j'aimerai bien qu'elle fasse vite pour  égoïstement me mettre au lit avec un livre .
 C'est dans ces moments là que je dois me remémorer  le contenu du livre  de O Maurel  "la fessée"

réferences :
http://www.lesquotidiennes.com/amy-chua-et-son-m%C3%A9moire-sur-leducation-chinoise http://samichaiban.wordpress.com/2011/01/19/un-livre-sur-les-meres-chinoises-fait-polemique-aux-etats-unis-slate/
http://madame.lefigaro.fr/societe/mere-mao-contre-mere-dolto-240511-151125
http://www.miwim.fr/blog/amy-chua-buzz-avec-son-livre-sur-leducation-a-la-chinoise-22074